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Trump dénonce l’accord de Paris : fake dettes et gueule ouverte

mercredi 7 juin 2017, par :

Dénoncer l’accord de Paris sur le climat au niveau de l’État fédéral des Étas-Unis : on ne pouvait guère attendre autre chose de la part du Président Trump. Ses avoirs immobiliers privés, quoique grattant le ciel, sont eux-mêmes largement menacés par la montée des eaux marines ! – et son obsession paraît être de ne jamais ouvrir son portefeuille ni désormais celui de chaque Américain, mais de drainer les richesses de la planète entière dans le vortex dévastateur de la dette américaine.

Nous parlons de vortex parce que cette dette est depuis 1971 universellement payable en dollars américains indexés sur eux-mêmes et au demeurant facilement multipliables, si on n’y prend garde, au moyen de la planche à billets, voire par addition de zéros en bout de chiffres sur les écrans. D’où les chiffres invraisemblables sans cesse jetés par Trump à la face du monde : fake news, fake recettes et fake dettes. La planète paiera. Déjà elle s’essouffle, elle s’époumonne ; et les peuples suffoquent, tantôt obèses, tantôt le ventre gonflé par la faim, tantôt jetés gueule ouverte à la mer.

Ce retrait s’abrite en outre sous le prétexte des dettes d’autrui, alors que chacun connaît le montant abyssal de la dette de l’État fédéral américain ! Le jour de l’investiture de Donald Trump ce 20 janvier 2017, elle s’élevait à 19.961 milliards de dollars (environ 106% du PIB, 61.600 $ par Américain), et pourrait, lit-on, exploser à 30.000 milliards avec le programme Trump .
Par comparaison, rappelons que depuis 2010 ce ne sont que 260 milliards d’euros qui ont été prêtés à la Grèce, autrement dit 24.134 € par habitant, même si la part de la dette dans le PIB dépasse les 175% (à coup d’intérêts sur les prêts consentis...). Mais voilà, depuis le lendemain de la seconde guerre mondiale toutes les monnaies sont indexées sur le dollar américain, lui-même suspendu à l’étalon or jusqu’en 1971, mais flottant à partir de cette date, une déréalisation des valeurs qui s’est, depuis, accélérée avec internet (le cloud supprime jusqu’à la nécessité de faire fonctionner la planche à billets ou de rendre un compte effectif des avoirs déposés...)

En guise de réaction, un autre milliardaire, l’ancien maire de New York Michael Bloomberg, vient de débloquer sur fonds privés les 15 millions de dollars (seulement ? avons-nous bien lu ?) que l’État fédéral aurait déjà dû payer pour honorer ses engagements dans l’accord de Paris. À quel ridicule, hélas pour les États-Unis, s’expose un État fédéral avare à ce point de l’avenir de la planète et de celui de ses propres administrés ?

Mais le ridicule va plus loin encore : c’est celui de la déclaration même de Donald Trump, qui ne veut pas, dit-il, être ridiculisé par l’Europe et fait exactement le contraire de ce qu’il aurait fallu pour garder la face ! Est-ce la poignée de main de Macron qui humilia ses jointures ? Quelle honte alors de s’en plaindre !

À tout cela une première solution existe pour nous faire reprendre pied dans le solide réel, c’est la remise des dettes, le compteur à zéro. Ce que nous devons désormais, nous le devons tous ensemble à l’avenir et à notre vaisseau spatial Terre. Tous les 7 ans les Israélites devaient libérer les esclaves hébreux qui s’étaient vendus à eux pour dettes, et leur offrir en nature de quoi ne pas repartir les mains vides (Dt. 15,14 ; Ex. 21,2). Le Lévitique 25,10 réaffirma autrement la loi : Tous les 50 ans, vous déclarerez une année sainte et proclamerez l’affranchissement de tous les habitants du pays… chacun d’entre vous rentrera dans son patrimoine, chacun d’entre vous retournera dans son clan.

L’année sainte est ouverte. Le salut reste possible.

Renée Piettre


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