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Appel pour une relance du christianisme social, pour des communes théologiques

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Article publié

Prière commune

samedi 25 décembre 2010, par :

Quitter la frénésie du temps présent pour s’acheminer vers le silence ? Intérieur et profond, en toutes circonstances. C’est le fardeau léger du Christ. Ce que je sais, je le dis franchement, sans détour – ce que je connais – c’est la douceur évangélique. C’est ainsi que j’ai pu quitter le monde, parfois.

Car rien n’est immobile, et l’on ne perçoit pas toujours la présence de Dieu dans nos cœurs, lui qui pourtant nous scrute avec bienveillance, le jour, la nuit. Il n’est pas nécessaire de croire en Lui pour qu’il nous garde sans répit. Il suffit de savoir accueillir. Accueillir le pardon, loin de cet orgueil malsain qui nous fait croire que nous sommes seuls. Accueillir l’amour que l’on reçoit nécessairement un jour ou l’autre. Accueillir le chagrin, aussi. Ce chagrin qui nous taraude sans cesse, si l’on n’a pas un cœur de pierre – mais, à la vérité, les cœurs de pierre n’existent pas. Cette douceur évangélique, je la veux pour tous et pour chacun. C’est le délice des pauvres gens, le bonheur pour tous et en tous lieux. C’est pour moi la garantie d’une évasion constante, une évasion qui m’extirpe de la frénésie qui transpire de nos villes, mais aussi de nos campagnes : il faut, pour se faire accepter, se montrer, se distinguer, se faire valoir d’une façon ou d’une autre, briller. Avec tout ce que cela comporte de perte en force constructive, reconstructive. Non, la société dans laquelle nous vivons est une société du paraître, le fait n’est pas nouveau et fût maintes fois commenter, analysée, étudié même. Mais là n’est pas mon propos : je veux parler de l’évangile librement, sans tabou, dogme ou controverse. Il n’est guère besoin de chercher loin ce qui fera enfin de nous des Hommes : l’Esprit œuvre, la foi se répand, malgré les apparences, et il n’est pas venu le jour où, tous, nous cesserons de prier dans le silence ou dans le bruit. Car pour nous échapper nous aurons toujours ces paroles d’évangile, l’Esprit, le Père, et proche de nous par la confiance que nous mettons en Lui, Christ. Là se trouve une réponse : face à la frénésie du monde, nous annonçons un Christ qui nous aime, nous a aimer, et nous aimera jusqu’à l’éternité. Lui pour qui le temps ne compte pas. Il ne nous est pas donné de connaître le jour et l’heure. Mais qu’importe de savoir cela lorsque l’on vit pleinement le temps présent, loin des discours hypothétiques, polémiques et, pour finir, arrogants et prétentieux. Alors prions, sans cesse, pour se fortifier dans la foi et gagner ce silence intérieur qui permet la louange : aboutissement d’une volonté de libertés accrues et ravageuses.


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