1.- Nous rejetons avec toute la force de l’Évangile l’utilisation de la violence et de la guerre comme méthode de résolution des conflits entre peuples ou nations.
2.- Nous exprimons notre total désaccord avec le concept de guerre « préventive », en raison de son immoralité et de son injustice.
3.- Nous déplorons l’utilisation de la force au lieu de recourir à la force de la raison.
4.-Nous exprimons notre vive solidarité avec les victimes des guerres. Les dirigeants qui décident de commencer une guerre ne tiennent jamais compte du bien de leur peuple ni de celui des peuples contre lesquels la guerre est déclarée. Les conséquences ne sont pas des dommages collatéraux, mais des personnes qui meurent ou sont blessées et mutilées, enfants ou adultes sans distinction ; des familles qui perdent leur maison et leurs biens et des millions de citoyens obligés de fuir loin de leur foyer.
5.-Et, par-dessus tout ce qui précède, nous condamnons l’instrumentalisation de la religion comme motivation de la guerre et l’utilisation sacrilège et blasphématoire du nom de Dieu pour la justifier. Aucun croyant en le Dieu unique et miséricordieux ne peut accepter la guerre avec tous ses effets et conséquences.
Pour toutes ces raisons, nous lançons un appel à tous les chrétiens, mais aussi à l’ensemble des croyants et des personnes de bonne volonté à :
6.-Respecter le droit international et faire en sorte qu’il soit respecté par nos gouvernants.
7.-Activer énergiquement la diplomatie et le multilatéralisme, ainsi que les institutions créées pour préserver et construire la paix
8.-Utiliser le dialogue comme méthode, chemin et instrument de paix.
De plus, nous nous engageons à
9.-Ne pas tomber dans l’indifférence face à cette situation et à ne pas la reléguer dans l’oubli.
10.-Soutenir avec persévérance la prière pour la paix et nous constituer personnellement en artisans de la paix dans nos milieux. Cela est en ligne avec l’intention de prière que le Pape Léon XIV propose pour ce mois de mars : « Désarmons les cœurs de la haine, du ressentiment et de l’indifférence, pour construire la paix. Dieu nous a créés pour la communion, non pour la guerre ; pour la fraternité, non pour la destruction ».
Comme geste expressif de tout ce qui précède, nous proposons que chaque communauté termine la célébration de l’Eucharistie de ce dimanche 8 mars, journée internationale des droits de la femme, en sortant en chantant vers un endroit approprié pour y former un cercle de la paix, en se tenant par la main ; après une minute de silence priant, la communauté dira le Notre Père et se retirera dans l’espérance que Jésus-Christ, le Prince de la Paix, accordera ce précieux don à notre famille, l’humanité.
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Article publiéUn geste pour la paix
Appel de Cristóbal, évêque de Rabat, et de Emilio, évêque de Tanger
samedi 7 mars 2026, par :
Face à la situation de violence et de guerres que l’humanité connaît, particulièrement ces derniers jours au Moyen-Orient, les chrétiens des diocèses de Rabat et de Tanger ne peuvent rester silencieux et nous nous sentons dans l’obligation de manifester ce qui suit :
