Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
Appel pour une relance du christianisme social, pour des communes théologiques

Accueil > Assistanat. Que répondre aux politiques de droite et de gauche (...)

Article publié

Assistanat. Que répondre aux politiques de droite et de gauche ?

vendredi 13 mai 2011, par :

Les politiques de droite utilisent de plus en plus le terme « assistanat ». Wauqiez en parle même comme d’un « cancer de la société française ». Mais le terme est aussi utilisé par la gauche, de manière plus ou moins explicite, voir Valls et d’autres. Et le sondage Opinionway publié récemment par Le Figaro montre que non seulement les sympathisants de droite, mais aussi ceux de gauche -et en particulier ceux d’extrême-gauche – sont favorables aux thèses de Wauquiez sur le RSA.

Les réponses classiques

La réponse des associations et de certains politiques insiste sur deux points :

  1. Le cancer de la société, ce n’est pas l’assistanat, c’est le chômage de masse.
  2. Les personnes sans-emploi dans leur grande majorité veulent travailler.

Ce sont deux vérités nécessaires à dire et à répéter. Et quand nous connaissons, car nous en connaissons, quelques profiteurs du système, il faut insister sur le fait qu’ils sont peu nombreux. Et sans doute sur le fait que d’autres profiteurs du système existent, notamment des cadres supérieurs qui bénéficient des Assedic pendant plusieurs années avant leur retraite après s’être arrangés avec leurs employeurs. Pour ne pas parler d’autres types de profits, bien plus lourds pour la collectivité.

D’autres réponses sont possibles et nécessaires :

  1. D’abord il faut souligner que les bénéficiaires potentiels du RSA sont bien plus nombreux que ceux qui le demandent (une différence de 600 000 personnes). Cela veut dire que des hommes et des femmes ne demandent pas à bénéficier de droits qui leur sont consentis par la solidarité nationale. Cela veut dire que les non-bénéficiaires sont bien plus nombreux que les fraudeurs. Cela veut dire que l’Etat fait actuellement des économies sur le dos des pauvres. Que la complexité (voulue ?) du dispositif et les discours stigmatisants des politiques excluent des ayants-droits.
  2. Il faut souligner aussi que les bénéficiaires du RSA sont dans l’obligation de s’inscrire à Pôle Emploi, et sont menacés de suppression de leur allocation en cas de non-respect de certaines obligations, donc de leurs « devoirs ».

Aux limites de la pauvreté, le refus de l’identification

Mais ce qui est en cause, c’est d’abord notre vision de la société, de la place de chacun dans la société et de la solidarité nécessaire. Aujourd’hui, le discours dominant est celui de l’autonomie et de la réussite personnelle, en dépit ou contre les autres. Avec son revers caché, c’est-à-dire le désir que personne ne puisse bénéficier des avantages dont je ne peux bénéficier, et surtout que ce que je donne à la collectivité me revienne en services pour moi. C’est la généralisation du discours de Thatcher envers l’Europe « rendez-moi mon argent ! ».

Cette conception ne peut que toucher plus particulièrement celles et ceux qui sont juste aux limites de la pauvreté. C’est ce qui explique peut-être que les sympathisants de l’extrême-gauche manifestent leur refus du système actuel par une condamnation de ceux qui économiquement leur sont le plus proche. Le prolétariat ou les couches populaires n’ont jamais aimé le lumpenproletariat ! Les sympathisants de l’extrême-gauche et de l’extrême-droite se retrouveraient ainsi sur un refus du système actuel et sur une même volonté de se différencier des plus pauvres.

La gauche piégée

Mais la question se pose aussi à gauche. Il y a aujourd’hui un débat pour savoir si le PS doit se tourner – pour gagner – vers les couches populaires ou vers une classe moyenne élargie aux seniors ou à certains jeunes. On notera que la question n’est pas posée de se tourner vers les plus pauvres…les moins intéressants ! Dans le premier cas, qui nous semblerait juste puisqu’il s’agirait de regagner les classes populaires, le PS court le risque d’être obligé de muscler son discours sur l’assistanat. Et dans la deuxième hypothèse, il lui faudra montrer combien il a le souci de ne pas dilapider les impôts fournis par la classe moyenne. Double piège donc et promesse d’un discours qui divisera d’une manière ou d’une autre. Y aurait-il alors d’autres solutions ?

L’assistanat, une double régression de langage

Avant d’aller plus loin, d’essayer d’élaborer une réponse, il faut peut-être se demander ce qu’est « l’assistanat » ? Comment ce terme est apparu ?

Quand on cherche dans un Grand Robert, on s’aperçoit que le terme est apparu en 1933, dans son acception péjorative (car il existe un assistanat en médecine, ou des fonctions d’assistanat de dirigeant en entreprise). C’est une date inquiétante, mais je n’ai pas trouvé de références sur ses propagateurs. Il y a eu après la deuxième guerre mondiale un autre glissement : on est passé dans les politiques de protection sociale de la notion « d’assistance » à la notion « d’aide ». Il était bien question alors de basculer d’une notion passive à une notion plus active : on aide une personne à se réaliser. Revenir à l’assistanat c’est donc une double régression de langage, dans le contexte actuel..

Assumer l’assistanat comme la dépendance

C’est un phénomène à analyser que, dans le même temps, un débat soit engagé sur « la dépendance » pour laquelle il serait justifier de trouver des milliards, et sur « l’assistanat » dont il faudrait se garder, car il serait une source de dépenses indues. En effet quelque soit le mot que l’on utilise (aide/assistance/assistanat), il s’agit bien de prendre en charge par la solidarité les besoins d’une personne ou d’une famille qui ne peuvent les assurer elles-mêmes. La prise en charge de la dépendance, c’est le même principe. Et qu’on ne vienne pas nous dire que les « assistés » ont choisi de l’être !

Pour ma part, j’ai déjà écrit quelque part une sorte de célébration de la « dépendance ». Avec la conviction que nous devrions prendre en considération d’abord notre besoin des autres, notre « dette » (pour parler comme L.Bourgeois) envers la société, notre désir d’être aimé et reconnu, mais aussi notre incapacité à survivre aujourd’hui sans une multitude d’autres.

Nous sommes fondamentalement dépendants des autres, et il y a bonheur à l’accepter. Mais peut-être faut-il rajouter que nous sommes fondamentalement « assistés » pour vivre, à tous les étages de la société, et encore plus « en haut ». Tolstoï dit quelque part que plus on a de pouvoir plus on est dépendant.

Tant que cette dépendance, cette assistance, ne seront pas reconnues et célébrées comme une condition anthropologique, nous n’avancerons pas. Il y a d’ailleurs de bonnes raisons de penser que les chrétiens pourraient être les porteurs de cette anthropologie de la dépendance dans un monde faussement adepte de l’indépendance personnelle.

Associativement, socialement et politiquement : des questions à débattre

1. Dans nos associations sociales mais aussi médico-sociales, la préoccupation est toujours de veiller à rendre les personnes les plus autonomes possibles, les plus capables de construire leurs « projets »..etc. Mais nous savons bien aussi qu’il y a des moments où nous devons d’abord répondre à leurs besoins de prise en charge totale, avant de leur offrir d’atteindre une forme de liberté. Or je voudrais pointer le fait que cette liberté n’est pas autre chose qu’un nouveau système de dépendance, d’assistance, choisi, assumé. Car sinon, à obliger les personnes à « l’indépendance » nous leur faisons affronter une vie vide de sens…et nous connaissons des échecs qui nous détruisent, nous et ceux que nous accompagnons.

Ne faut-il pas aujourd’hui sortir de cette culture du projet et de l’autonomie qui participe de la culture de la compétition et de l’individualisme ?

2. Dans les dispositifs sociaux de solidarité, nous ne savons plus non plus comment articuler la protection et la responsabilité des individus. Le discours dominant est celui de la responsabilisation. Mais nous n’entendons pas que les sociétés qui proposent une sécurité solide sont celles aussi où les individus prennent le plus d’initiatives. Comme nous nous refusons à entendre que les sociétés les plus égalitaires permettent à leurs membres d’être en meilleure santé (je fournirai les références à qui le souhaite).

Ne faut-il pas, non pas revenir à une protection sociale qui était fondée sur le salariat et la cotisation, mais imaginer une société de protection vraiment égalitaire, qui donne une sécurité large à tous ?

3. Politiquement, c’est la question la plus difficile, car aujourd’hui on n’organise plus la division entre des intérêts de classe, mais la division entre les individus. Et même les lectures qui essaient de se référer à une classe moyenne qui pourrait être porteuse d’un projet politique plus vaste, d’abord ne savent plus définir la classe moyenne, et deuxièmement ne peuvent s’empêcher de la situer en opposition aux plus exclus.

Y-a-t-il un récit possible de notre devenir, une vision politique qui puisse rassembler les classes moyennes et les plus en difficulté ?

Le christianisme social

Le christianisme social ne devrait-il pas réclamer et célébrer « l’assistanat de tous par tous » ? Assumer la double régression comme un scandale et une folie ?

  • #1 Le 18 mai 2011 à 23:15, par Gabriel CHEL

    Ce n’est pas un commentaire, c’est un texte beaucoup plus vaste (que je viens d’envoyer à Réforme) qui traite incidemment du sujet de l’assistanat :

    Réussite de l’école et de l’intégration

    Bonjour,

    A propos de l’échec du collège et aussi de l’échec de l’intégration, il me semble qu’il y aurait une réflexion très éclairante à mener en comparant la réalité française particulièrement dans nos banlieues difficiles avec ce qu’a réalisé le père Pedro et son équipe à Madagascar.

    Il y a 20 ans dans la banlieue de Madagascar, des gens misérables vivent d’une décharge publique, ces gens sont rejetés par tous : voleurs, violents, alcooliques, irrécupérables…
    Le père Pedro va à leur rencontre et 20 ans plus tard ces gens, ensemble, ont construits leurs maisons (de belles petites maisons), et ont construit une école où tous les enfants viennent apprendre et bénéficient d’un repas chaque jour (du riz et des haricots), ces hommes, ces enfants respirent maintenant le bonheur et vivent dans un climat de fraternité…

    Pour en savoir plus voir : www.perepedro.com

    Et surtout, ne pas manquer de voir et d’écouter la vidéo :
    http://www.wat.tv/video/pere-pedro-madagascar-1fgo5_2gsi1_.html

    Du point de vue scolaire les résultats sont remarquables, environ : 95% de réussite au CEPE, 90% de réussites au BEPC, 70% de réussite au BAC (voir plus loin le rapport d’activité 2010 de l’association Akamasoa).

    Au départ les conditions étaient les pires qu’on puisse imaginer, à l’arrivé une réussite humaine magnifique, des résultats scolaires remarquables !

    Comparons cela à nos problèmes : pourquoi ça a marché chez le père Pedro et que ça ne marche pas dans nos banlieues (où pourtant les conditions initiales étaient bien moins catastrophiques) ?
    Et pour que « ça marche » chez nous aussi bien que là bas, que faudrait-il changer :
    - dans nos écoles ?
    - dans nos banlieues ?
    - (et surtout) dans notre société ?

    Cela ne vaudrait-il pas le coup d’inviter nos sociologues et autres penseurs à réfléchir et à répondre à ces questions ?
    Cela serait certainement très éclairant et cela remettrait certainement en cause radicalement notre société où le fric et l’individualisme prévalent.

    Rappelons qu’en France il existe un footballeur (Thierry Henry) qui gagne 18,8 millions d’euros par ans, soit plus de 1000 fois le smic !
    Rappelons qu’en France il existe un milliardaire (Bernard Arnault : 41 milliards de dollars) qui perçoit une rente de plus de 50 000 fois le smic (il suffit pour cela qu’il place sa fortune à 4%), de sorte qu’il faudrait à un smicard commencer de travailler il y a 2 500 000 ans, pour percevoir en salaire ce que Bernard Arnault percevrait en 36 ans (de 24 à 60 ans) sans entamer son capital ( il y a 2 500 000 ans : pas d’homo sapiens pas d’homo erectus pas encore d’homo habilis … aucun homo … dur dur de travailler dans de telles conditions !).

    Notons au passage que ce qu’a fait Pedro (et son équipe) est à mille lieues de l’assistanat, tout le monde (en état de le faire) est appelé à travailler, à chacun est proposé un travail utile (pas d’assistanat, pas de trafic de drogue) et un toit !
    C’est une société magnifique d’êtres humains debout et fraternels !

    Comment construire cela chez nous ? Que faut-il changer ?

    Je compte sur Réforme pour amorcer cette réflexion et inciter d’autres à la poursuivre, car d’une part les journaux catholiques sont mal placés pour le faire (cela sentirait la propagande et la récupération), et d’autre part cette histoire de curé a peu de chance d’intéresser nos intellectuels et nos journaux non chrétiens.
    Il va de soi que cela permettrait aussi, au passage, de faire mieux connaître Pedro et son action.

    L’amour sans limite que propose l’Evangile (et que vit quasiment Pedro) remettrait-il en cause trop radicalement notre société, nos sociologues et nos intellectuels…. et nous-mêmes ?

    Amitiés
    G.C.


    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20101001.FAP8856/le-college-en-panne-le-hce-propose-des-pistes.html

    Le collège « en panne » : le HCE propose des pistes
    01/10/10 à 17:5

    PARIS (AP) — Echec scolaire, malaise enseignant, inégalités entre les élèves : "le collège est aujourd’hui en panne", constate le Haut conseil de l’éducation dans un rapport remis vendredi à Nicolas Sarkozy. Face à cette "situation préoccupante", le HCE propose de "passer du collègue unique à l’école du socle commun" pour permettre aux élèves d’acquérir "un ensemble de connaissances et de compétences".

    Dans son rapport annuel, le HCE relève certes des "acquis majeurs" depuis la loi du 11 juillet 1975 qui a instauré le "collège unique". Première étape de l’enseignement secondaire, le collège, qui va de la 6e à la 3e, s’est démocratisé et la difficulté scolaire est aussi mieux prise en compte avec la politique de l’éducation prioritaire.

    Mais le collège n’en affiche pas moins des "performances médiocres et en baisse", souligne le rapport, qui regrette ainsi le taux de redoublement "particulièrement élevé en France". Les enquêtes nationales et internationales "montrent une stagnation, voire une dégradation du niveau des élèves dans notre pays", déplore le HCE. Ainsi, "un élève sur cinq, soit chaque année environ 150.000 élèves, sort du collège en ayant de graves lacunes en français et en mathématiques".

    Alors que les élèves en difficulté sont "très majoritairement issus des milieux défavorisés", le collège "ne parvient pas à réduire les inégalités scolaires d’origine sociale" et "il aurait même tendance à les accroître". Entre le début de la sixième et la fin de la cinquième, les écarts qui se creusent sont comparables à "ceux qui se sont créés pendant toute la scolarité à l’école primaire", observe le HCE.

    Le rapport décrit aussi le "malaise" d’enseignants, souvent "démunis face à la grande hétérogénéité de leurs classes" et "amenés à ’batailler’ pour imposer un minimum d’ordre". La multiplication des "problèmes de vie scolaire" (actes de violences, racket, incivilités, "cyber-harcèlement" comme SMS diffamatoires ou blogs "anti-profs) contribue à faire du collège "un lieu de tension et de désordre". Le HCE souligne encore les "disparités importantes" entre les établissements, de la taille à l’origine sociale des élèves.

    Pour le HCE, le collège, qui hérite des difficultés du primaire, souffre d’une identité "mal définie". "Parent pauvre" du lycée, il "n’a jamais constitué la priorité", notamment en terme de moyens. Et il a fallu près de 30 ans et la loi d’avril 2005, pour que soit défini le "savoir commun" de connaissances attendu à la fin de la scolarité obligatoire, le "socle commun de connaissances et de compétences".

    C’est sur cette base que le rapport recommande de s’appuyer. Pas question de revenir à la sélection précoce : le système des filières "n’est pas le plus favorable à l’égalité des chances", ni le plus performant, estime-t-il.

    Pour le HCE, il faut passer du "collège unique" à "l’Ecole du socle commun". Le rapport conseille ainsi de renforcer la continuité entre l’école et le collège, faire disparaître progressivement le redoublement, qui, tel qu’il est pratiqué en France, est "inefficace", et de piloter "avec fermeté" la mise en place du socle commun. Autre clé de la réussite, la formation des enseignants aux "pratiques les plus efficaces, à l’enseignement en classe hétérogène et à la psychologie de l’adolescent".

    Si le socle doit être commun, le HCE n’en prône pas moins des "approches pédagogiques plus diversifiées", mais aussi une "responsabilisation accrue des chefs d’établissement".

    Le HCE juge que la formation initiale et le concours de recrutement des futurs enseignants devraient comporter "des dominantes ou des mentions" comme maternelle, collège, lycée général ou professionnel. Il suggère aussi une polyvalence des professeurs du collège, dont certains pourraient enseigner plusieurs disciplines pour faciliter la transition entre primaire et collège.

    Dans un communiqué diffusé vendredi par l’Elysée, le président de la République a retenu "plus particulièrement" trois recommandations du HCE, une "meilleure articulation de l’école primaire et du collège", "la différenciation de l’approche pédagogique" et une "plus grande autonomie des établissements". Nicolas Sarkozy souhaite également que le ministre de l’Education nationale réfléchisse "dans le strict respect de l’objectif du ’socle commun’, à une diversification de l’offre d’enseignement au collège, afin que chaque élève puisse y trouver sa place et réussir sa poursuite d’études et de formation".

    AP


    Association Humanitaire AKAMASOA (MADAGASCAR)
    Association de droit malgache, reconnue d’utilité publique Décret N° 2004 –164 du 3 Février 2004
    Rapport d’activités 2010 et Perspectives 2011 ( Février 2011)

    […]

    3. Education à Akamasoa / Antananarivo

    # Notre service Educatif Privé est reconnu par l’Etat Malgache.

    # 10 054 enfants ont été scolarisés en 2009/2010 de la crèche à la terminale dans les 4 écoles primaires, 4 écoles secondaires et 1 lycée, avec 238 professeurs et instituteurs. L’effectif de l’année 2010/2011 s’élève à 10 126 enfants avec 252 professeurs, instituteurs et 58 aides enseignants pour les classes ayant plus de 80 élèves.

    # Les crèches accueillent les enfants à partir de 2 ans et demi et permettent aux mères d’avoir une activité rémunérée pendant ce temps. Cette année il y a 1 020 enfants en crèches et maternelles.

    # Des bibliothèques sont mises à disposition des élèves pour qu’ils puissent avoir accès aux livres et manuels utiles à leur éducation. Aujourd’hui il en existe 3, une à Andralanitra, une à Mahatsinjo (inaugurée en octobre 2009), et une à Mahatsara.

    # Akamasoa possède également une structure sportive assez développée qui permet aux jeunes de pouvoir jouer et s’éveiller dans de bonnes conditions. A Akamasoa, il existe 8 terrains de basket, 2 terrains de Volley et 2 terrains de foot. La Circonscription Scolaire d’Avarandrano utilise le complexe sportif d’Akamasoa pendant les concours de sport du BEPEC depuis 6 ans.

    # Un repas est servi 5 jours par semaine à la cantine scolaire aux élèves du primaire pendant l’année scolaire. Pour les secondaires, nous leurs fournissons un repas sec, c’est à dire non cuit, préparé à la maison afin d’atteindre petit à petit une certaine autonomie pendant l’année scolaire.

    En Avril 2010, le projet de la cantine scolaire d’Akamasoa avec l’Union Européenne, pour la prise en charge des repas des enfants, a pris fin. Depuis cette date, Akamasoa prend en charge par ses propres moyens les 5 repas par semaine de l’école primaire et doit fournir pour cela 240 tonnes de riz par an. Akamasoa doit également acheter 400 tonnes de plus de riz pour les familles démunies qui demandent secours au Centre d’Accueil de l’association.

    # 165 jeunes sont en formation professionnelle : mécanique auto, ouvrage métallique, menuiserie/plomberie, électricité, ébénisterie, dont 80 sont présents au cours des vacances scolaires. La formation est assurée par les professionnels des ateliers.

    # Le taux de réussite scolaire au CEPE des quatre centres écoles primaires de cette année scolaire 2009/2010 a été excellente. C’est la première fois que les 4 centres, ensemble, ont eu ce pourcentage. A Andralanitra, le taux de réussite au BAC a été meilleur cette année puisqu’il est de 72% contre 51% l’année précédente.

    Andralanitra CEPE : 100% BEPC : 67% BAC : 72%
    Manantenasoa CEPE : 99%
    Mahatsinjo BEPC : 77%
    Mahatsara CEPE : 100% BEPC : 52%
    Antolojanahary CEPE : 98% BEPC : 95%

    ___ fin___


  • #2 Le 24 juin 2011 à 13:13, par Robin

    Merci et bravo pour cet argumentaire, particulièrement riche sur la notion "d’assistanat". C’est toujours tellement plus facile de taper sur le dos des autres : les assistés, les étrangers, les moins riches que nous... alors que nous sommes justement dépendant de ces "autres". Il est plus difficile à un riche... parce qu’il a oublié qu’il était dépendant.


  • #3 Le 11 juillet 2011 à 21:52, par Diakoneo

    Le terme "profiteurs" me fait penser à ce que m’a répondu récemment un député libéral vaudois, se référant à l’un des pères du libéralisme du XIXème siècle : Alexandre Vinet. Ce député se plaignait dans la presse de l’individualisme, du matérialisme, du manque de respect et de la vulgarité des jeunes gens d’aujourd’hui.

    Je lui faisais remarquer que les libéraux étaient en général les premiers à se plaindre des conséquences directes du système économique qu’ils prônent et d’en profiter pour contraindre la société dans des dérives sécuritaires.

    Sa réponse m’a surpris. Il me répondit que le libéralisme qu’il prônait - celui d’Alexandre Vinet - était mort. Il a fustigé devant moi le néo libéralisme que nous vivons, le mettant résolument dans le camps des "profiteurs".

    Nous savons sans hésitation qui sont les "profiteurs" : la crise de 2008 est le plus grand racket et la plus grande imposture de l’histoire moderne. C’est l’année où le bien public et nos structures de solidarités nous ont été volées par une poignée de bandits, auteurs d’un système économique totalitaire.



Un message, un commentaire ?
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Qui êtes-vous ?
  • [Se connecter]

SPIP | | Plan du site | Crédits et contacts