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Appel pour une relance du christianisme social, pour des communes théologiques

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Article publié

Plaidoyer en faveur du mariage pour tous, par Joël Dahan, ERF Montpellier

jeudi 26 juillet 2012, par :

article paru dans Réforme. Juillet 2012

La question de mariage revient en force ! Avec de nombreuses Églises protestantes, nous pouvons affirmer :

qu’il n’y a pas dans la Bible une seule forme de conjugalité vécue par les croyants : monogamie, polygamie, célibat choisi ou subi…

que l’on ne peut pas fonder une éthique sur une lecture littérale de la Bible, hors contexte, et donc appliquer aujourd’hui certains commandements bibliques d’une autre époque qui appellent à exclure ou même à tuer celui ou celle qui vit hors normes (lapidation en cas d’un adultère, de blasphème).

que ce sont surtout les grands thèmes bibliques qui esquissent les contours d’une vie de couple devant Dieu : fidélité, promesse, respect, pardon… L’alliance, cette relation unique que Dieu construit avec chaque être humain, a été illustrée dans la Bible par de nombreux dialogues amoureux entre Dieu et son peuple, l’époux et l’épouse, Jésus et l’Église.

qu’une relation amoureuse entre deux êtres humains trouve dans la monogamie un cadre favorable pour s’épanouir.

que devant Dieu, « il n’y a plus ni juif, ni grec, ni homme, ni femme », mais des enfants de Dieu, aimés de la même manière, quels que soient leur statut social, leur identité sexuelle, leur richesse.

que sous le regard de Dieu, la vie partagée à deux s’enrichit des différences, bien au-delà de la seule différence sexuelle.

que la vie à deux a déjà son sens en elle-même et que la sexualité est un don dont le but n’est pas seulement la procréation ou un projet parental.

qu’il n’y a pas de pratiques interdites. L’acte sexuel est un dialogue des corps, complexe, lieu de déception parfois, mais un lieu de désir, de tendresse, de jeu, d’attente, de plaisir… un lieu où l’on fait (vivre) l’amour !

que les seules normes de l’acte sexuel sont l’écoute, l’amour, la tendresse, le respect de l’autre et de soi-même.

que ce dialogue est une construction permanente entre deux personnes, un choix heureux de chaque jour, avec ses joies et ses contraintes.

que le mariage n’est pas un sacrement, à la différence de la cène et du baptême, explicitement commandés par le Christ.

que l’Église « ne marie pas », mais accompagne et bénit un couple déjà marié civilement, pour qu’il s’engage, rende un témoignage public et qu’il dise sa reconnaissance de l’amour reçu et partagé.

que la bénédiction d’un couple est une simple parole et un geste d’accompagnement de la part de Dieu. Souvent évoquée dans la Bible, elle est donnée à des hommes et des femmes, sans condition d’identité ou de statut social, à l’occasion des événements de leur vie : naissance, départ, ministère.

que le mariage reste un acte terrestre et profane, à travers lequel le citoyen décide de prendre sa place et ses responsabilités dans la société, sous une loi qui le protège, donne des droits et lui rappelle ses devoirs.

que le Christ a toujours ouvert des espaces qui semblaient fermés par un pouvoir, une loi, une tradition, des regards, pour que l’amour ancré dans la fidélité à Dieu puisse se dire et s’épanouir, au-delà des réussites et des échecs.

que la Bible ne peut pas être prise en otage pour justifier des positions éthiques, et que cette compilation de témoignages si divers et si riches vient nous interroger, nourrir nos convictions et nous mettre à l’écoute de la parole de Dieu, révélée et accomplie en Jésus-Christ, mais toujours à accueillir dans des contextes particuliers.

Il apparaît alors que toutes ces convictions laissent clairement ouverte la possibilité d’une bénédiction de l’union de deux personnes de même sexe. N’est-il pas nécessaire maintenant d’ouvrir à nouveau un débat apaisé sur ce sujet ? Pour les personnes concernées, le silence de l’institution ecclésiale est pesant... Une parole ne saurait tarder.

  • #1 Le 30 juillet 2012 à 00:53, par D-Sky

    Bonjour,
    Ce matin, je lisais :

    >>"Mat 19:3 Les pharisiens l’abordèrent, et dirent, pour l’éprouver : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ?
    4 Il répondit : N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme
    5 et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair ?

    6 Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.
    7 Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier ?
    8 Il leur répondit : C’est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n’en était pas ainsi."<<
    À la lumière de ce texte, il me semble clair est évident que la volonté initiale de Dieu, telle que répétée par Jésus-Christ, est le couple "mixte" monogame. Je n’arrive pas à comprendre comment on peut suggérer que d’autres formes soient possibles dans le peuple de Dieu, sauf à cause de la dureté des cœurs, avant l’incarnation du Fils de Dieu.
    Toute autre proposition me semble faire bon marché de la pensée éternelle de Dieu pour l’adapter au va et vient des diverses idéologies humaines.
    Je crois que l’Église n’a rien à gagner à chercher à se conformer "au siècle présent", sauf pour perdre toute crédibilité.


  • #2 Le 30 juillet 2012 à 14:27

    Merci D-Sky pour ces mots pleins de sagesse


  • #3 Le 30 juillet 2012 à 22:15, par Bertrand Marchand

    Il était clair et évident, pour les responsables juifs contemporains de Jésus, qu’il fallait crucifier Jésus… Méfions-nous des évidences.


  • #4 Le 14 août 2012 à 19:34, par Magali

    Merci Joël pour ce texte qui fait du bien !!!


  • #5 Le 1er novembre 2012 à 09:25, par LN

    Merci cher Joël de toujours interroger les Ecritures et les recentrer sur leur fonction première : nous aider à mieux nous aimer quelles que soient l’intensité de la tempête.
    Notre Eglise, à chaque fois qu’elle a condamné la différence, même au nom du Christ, s’est éloignée de Son message d’amour.
    Il ne s’agit pas ici d’un prétendu phénomène de mode, mes bien de l’amour du prochain et de l’égalité pour et entre tous.

    Fraternellement en Christ.
    LN


  • #6 Le 12 janvier 2013 à 12:07, par Georgel

    Et ça s’appelle pasteur... Je n’aimerais pas être à sa place au jour du jugement...


  • #7 Le 3 septembre 2014 à 18:46, par Emmanuel W

    Merci Joël pour ce texte plein de l’amour de Dieu pour ses créatures.

    Catholique assumé, je ne partage pas tout ce que tu dis -notamment sur le caractère sacramentel du mariage, moi qui suis marié au temple ! - mais au fond et sur l’indispensable ouverture d’un débat apaisé, nous nous retrouvons évidemment.

    Quel plaisir de te retrouver dans ces lignes : j’espère que tu sauras les mettre en musique comme tu sais si bien le faire.


  • #8 Le 9 septembre 2014 à 19:16, par dahan

    salut Emmanuel,
    les chemins d’internet sont surprenants et permettent rencontres et débats (cet article date de 2011 mais continue à susciter des réactions
    Nous avons monté un site www.benissons.fr pour apporter d’autres contributions au débat. tu pourras lire le texte que j’ai écrit "toi qui aimes" et me dire ce que tu en penses
    pour les nouvelles persos, je passerai en mode privée par mail !
    amitié
    Joël


  • #9 Le 22 octobre 2014 à 00:34, par violette8590

    L’étude inca 2 regroupe les données de plus de 4 000 panicipants, adultes et enfants, habitant en france métropolitaine. Tous les thés ? Non, en réalité, il existe un thé dont on a la preuve aujourd’hui irréfutable qu’il augmente au contraire le risque de mutuelle santé pas cher de l’oesophage et peut-être aussi de la bouche. Nous avons tendance à diminuer la diversité de ce que nous mangeons, la vie moderne nous incite à préparer tous de la même manière nos aliments. Un radical libre, hyperactif, va atteindre l’adn, réagir chimiquement avec une base. PS : mutuelle lille. La façon dont vous décidez de bouger est aussi la façon dont vous décidez de vous exprimer. Celle-ci doit être consommée de préférence, non pas frai^che mais sous forme industrielle comme dans les sauces tomate, beaucoup plus riches en lycopène.


  • #10 Le 22 octobre 2014 à 02:04, par aurelie2822

    Je vous le dis tout de suite, c’est cette dernière étape qui nous permettra d’envisager les mécanismes moléculaires qui expliquent l’effet des aliments sur l’état de ces fameux gènes. Mais qui lit ces études ? Qui en parle ? Une autre étude m’a semblé intéressante. Ces produits semblent être capables de réduire le risque de mutuelle santé pas cher de l’estomac dans une proportion importante, pouvant aller jusqu’à 30 à 40% nous sont faibles en calories. Ti n’y a pas qu’une cause évoquée quand on parle d’obésité. Aller plus loin : mutuelle santé toulouse. Que se passe-t-il alors ? Un cancer apparaîtra-t-il à chaque fois ? Heureusement, non ! Sinon, nous devrions tous mourir de cette mutuelle santé toulouse. Pour qu’un gène soit mis en silence, il suffit de coller sur les molécules qui l’entourent quelques atomes de carbone et d’hydrogène.


  • #11 Le 18 mai 2015 à 22:30, par Henri

    Merci Joël pour ta réaction et ton texte si riche



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