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Appel pour une relance du christianisme social, pour des communes théologiques

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Article publié

Vive l’éco-communisme évangélique !

L’offrande : un communisme hebdomadaire au coeur du culte protestant

lundi 11 mars 2013, par :

L’offrande est la mal-aimée de la liturgie protestante. On ne sait pas qu’en faire, qu’en dir. Un moment liturgique ou une pauvre nécessité ? Et si une fois de plus, unE dernierE se retrouvait premierE ? Car l’offrande - à la lecture du Deutéronome, de Cavin, de Paul et Luther - est un acte radicalement politique de gratitude et de communisme hebdomadaire.

Deutéronome 24,4-11
1Vous allez pénétrer dans le pays que le Seigneur votre Dieu vous accorde et vous en prendrez possession. Quand vous y serez installés, 2chacun de vous prélèvera une partie des premiers produits du sol qu’il aura fait pousser dans le pays donné par le Seigneur ; il la déposera dans une corbeille et l’apportera au lieu choisi par le Seigneur votre Dieu pour y manifester sa présence. 3Il ira trouver le prêtre en fonction à ce moment-là et lui dira : « Je proclame aujourd’hui devant le Seigneur ton Dieu que je suis arrivé dans le pays qu’il avait promis à nos ancêtres de nous donner. » 4Le prêtre prendra la corbeille apportée et la placera devant l’autel du Seigneur votre Dieu. 5L’homme prononcera alors cette déclaration devant le Seigneur : « Mon ancêtre était un Araméen errant ; il s’est rendu en Égypte et y a d’abord séjourné avec le petit groupe de gens qui l’accompagnaient. Ceux-ci ont formé par la suite une grande nation, puissante et nombreuse. 6Mais les Égyptiens nous ont maltraités et opprimés, en nous imposant un dur esclavage. 7Nous avons appelé à l’aide le Seigneur, Dieu de nos ancêtres ; il a entendu nos cris et il a vu combien nous étions maltraités, brutalisés et opprimés. 8Il nous a fait sortir d’Égypte, en recourant à des exploits irrésistibles et terrifiants, à des prodiges extraordinaires. 9Il nous a conduits jusqu’ici et il nous a donné ce pays, qui regorge de lait et de miel. 10C’est pourquoi maintenant j’apporte au Seigneur les premiers produits des terres qu’il m’a accordées. » L’homme déposera alors devant le sanctuaire ce qu’il aura apporté et s’inclinera jusqu’à terre pour adorer le Seigneur votre Dieu. 11Ensuite, avec les lévites et les étrangers qui habitent votre pays, vous vous réjouirez de tous les bienfaits que le Seigneur votre Dieu vous a accordés, à vous et à vos familles.

Un dimanche, Elie – jeune homme pertinent qui ne laisse jamais passer une incohérence théologique – m’interpelle : c’est quoi l’offrande dans le culte ? Pourquoi tu en fais un moment spirituel, ça n’a que le sens pratique de récupérer des sous pour payer les frais !
Et bien sûr, je sèche, parce que je le fais comme ça par habitude et l’avoir vu fait comme ça.
On le met à l’ordre du jour du groupe d’animation spirituelle – gaspi – et Elie me demande de lui trouver des documents pour préparer un exposé là-dessus.
Et bien sûr, comme c’est un élément hyper secondaire de la liturgie, je ne trouve rien.
Jusqu’à ce que je tombe sur le texte d’aujourd’hui du Deutéronome et je réalise que d’une manière bien évangélique, ce qui apparaissant comme le plus secondaire est le cœur du culte, d’ailleurs, il au centre du « timing » (le tout étant bien sûr de savoir comment on compte, c’est comme toutes ces villes qui sont au centre la France).
Au centre il y a donc l’offrande et je vais vous dire pourquoi c’est selon moi un acte profondement spirituel et un acte hebdomadaire foncièrement communiste et collectiviste !

Dans le texte que nous avons vu, du Deutéronome, c’est au centre - pas des versets - mais de l’idée.
Il y a le geste : prendre les prémisses de tous les fruits de la terre, les mettre dans une corbeille, l’apporter au temple, les donner, dire le début de la confession de foi ; le prêtre prend la corbeille, la dépose devant l’autel et dit la suite de la confession de foi. On le fera tout à l’heure pour voir ce que ça fait.

Ainsi d’abord, l’offrande et la confession de foi sont mêlés. L’offrande est une façon de dire sa foi. Le geste rend visible en acte ce que nous croyons. Nous verrons quoi.
Là, l’acte est au centre de deux idées et de deux temps.
Il y au début une promesse pour demain, qui est métaphorisée et rendu utopique à la fin.
Au début : tu seras entré dans le pays que t’a donné Dieu comme patrimoine – on reviendra longuemment sur ce terme, tu en auras la possession et l’habitera – on dira quelque chose de ces mots.
A la fin, on évoque le plus vieux rêve du monde comme aurait dit le marxiste hétérodoxe Ernst Bloch : « tu recevras (mais le verbe est au passé, comme un déjà là) un pays ruisselant de lait et de miel ». Et le prêtre de conclure le geste : « Maintenant j’apporte les prémisses du fruit de la terre que tu m’as donné ! ». Et encore, une phrase sur le lévite et l’immigré, on ne l’oubliera pas.
Pour un peuple balloté, exploité, dont l’histoire commence avec un araméen errant, quelle force que voir s’incarner dans une terre qui donne du fruit, un fruit qu’on donne à Dieu, la promesse réalisée d’une terre donnée en patrimoine, en possession et qu’on habite.
Comme la promesse de respect pour une personne discriminée, une maison à soi pour un SDF, une langue (la LSF) pour un sourd, et la justice pour tout ceux et celles qui en ont soif !

Bon, mais je vois déjà Elie dire : c’est bien joli mais c’est l’Ancien Testament. Nous c’est le Nouveau, et tout ça, c’est aboli. On ne fait plus d’offrande ! Ça c’est l’ancien fonctionnement du temple ! Nous c’est l’esprit !
Tu l’as dit, Elie, c’est à fond l’Ancien Testament. C’est extrait d’un discours de Moïse au peuple avant d’entrer en Israël à la fin de l’exode dans le désert, en sortant d’Egypte. Et sont données toutes les lois du Deutéronome. Une loi sur la réparation des coups données pendant une bagarre, sur l’honnêté dans le commerce, une autre pour dire qu’on ne doit jamais oublier qu’Amelec est un ennemi. Et la loi sur l’offrande. Et ensuite, c’est sur la dîme et le fait que la 3e année, la dîme est donnée au lévite, à l’immigré, à l’orphelin et la veuve, ça non plus, on va pas l’oublier.
Donc aboli ou pas ?

Ça a beaucoup intéressé les réformateurs, au moins Luther et Calvin.
Ils sont en guerre contre le pape, la place de Marie et des saints, le salut par les oeuvres et... la messe. Et dans la messe : l’eucharistie.
Calvin cartonne dans l’Institution chrétienne : « ils se sont trop conformés au vieux testament et que ne se contentant point de la simple institution du Christ, ils ont trop décliné aux ombres de la loi ! (…) Depuis que Jésus Christ nous a accompli la vérité du père nous a ordonné une autre façon, c’est de nous présenter les jouissances du sacrifice qui lui a été offert par son fils : il nous a donné une table pour manger sur elle et non pas un autel pour sacrifier dessus. Il n’a point consacré des prêtres pour immoler des hosties, mais il a institué des ministres pour distribuer la nourriture sacrée au peuple ».

Recommencer des offrandes, des sacrifices pour demander à Dieu de nous ôter le péché, reiterer ainsi le sacrifice du Christ c’est pour Calvin « opprobre et blasphémation de Jésus Christ ».
C’est clair, net et définitif :
faire une offrande, un sacrifice qui est de l’ordre de se laver de ses péchés, c’est non : il y a eu un sacrifice pour solde de tout compte, celui de Jésus, plus aucun par la suite. Vous êtes pécheurs mais propres. Promis à la mort mais vivants.

Mais alors me dit Elie, est-ce que cette offrande avec des pièces, des billets et des chèques, ce n’est pas une manière de faire rentrer par la fenêtre ce sacrifice à qui Luther et Calvin ont dit : tu prends la porte, la cène protestante n’est pas l’eucharistie catholique ? On n’en est pas encore aux groupe des Dombes et aux dialogues oecuménique, là on est dans le divorce et on casse les assiettes !
Calvin distingue deux sortes d’offrande : celle pour le péché, que donc il rejette.
Et une deuxième. Celle pour « un signe du service divin », « comme témoignage en l’honneur qu’on lui rendait », qui dit le renouvellement de la mémoire de l’alliance de Dieu et de sa création et la louange que nous lui faisons pour ses bienfaits, témoigner la révérence qu’on a à son nom.
Et Calvin précise que cela concerne les sacrifices – il emploie le terme – qui sont évoqués dans la loi comme holocauste, libations, oblations, hosties pacifiques (je ne sais pas ce que que c’est...) et... premiers fruits, les fameux premiers fruits qu’on évoque dans le Deutéronome. Ouf, je suis retombé sur mes pattes !
Et Calvin d’insister : ces sacrifices sont « destinés à l’honneur et la révérence à Dieu, par lequel les fidèles le reconnaissent d’être celui dont leur provient et procède tout bien (gardez ça en tête pour la suite) et pour cette cause lui rendent grâce comme elle lui est due ».
Et donc, une forme de louange ultra-reconnaissance, la gratitude au sens le plus beau et fort du calvinisme.
Seulement ça ? Mais ce qui est donné, l’argent, c’est l’église qui le garde non ? C’est avec cette argent qu’on paie les pasteurs dans la France qui se convertit au protestantisme contre l’Etat central catholique ? Alors Calvin rajoute : « De plus, un tel sacrifice est nécessaire à l’Eglise qu’il n’en peut-être hors ». Et il passe à autre chose.
Pas d’église sans réalité matérielle de l’Eglise, donc d’offrande pour la faire vivre.
Mais pas de réalité spirituelle ni existentielle pour chacun sans cette offrande : pas de vie selon la grâce sans la capacité à se réjouir de ce qu’on a plutôt que ce qu’on n’a pas, et qu’aujourd’hui la société de consommation, nouvelle idole, nous promet sans limite.
Donc du merci fondamental, un merci qui pour les croyants est merci à Dieu.
...Il n’y a pas d’église sans cette offrande : et voilà que notre petit geste mal-aimé se retrouve indispensable. Encore un dernier qui se retrouve au premier rang !

1 corinthiens 11, 17-22
17En passant aux remarques qui suivent, je ne peux pas vous féliciter, car vos réunions vous font plus de mal que de bien. 18Tout d’abord, on m’a dit que lorsque vous tenez des assemblées, il y a parmi vous des groupes rivaux, — et je le crois en partie. 19Il faut bien qu’il y ait des divisions parmi vous pour qu’on puisse reconnaître ceux d’entre vous qui sont vraiment fidèles. — 20Quand vous vous réunissez, ce n’est pas le repas du Seigneur que vous prenez : 21en effet, dès que vous êtes à table, chacun se hâte de prendre son propre repas, de sorte que certains ont faim tandis que d’autres s’enivrent. 22N’avez-vous pas vos maisons pour y manger et y boire ? Ou bien méprisez-vous l’Église de Dieu et voulez-vous humilier ceux qui n’ont rien ? Qu’attendez-vous que je vous dise ? Faut-il que je vous félicite ? Non, je ne peux vraiment pas vous féliciter !

Bon mais alors, mon devenir communisme, et hebdomadaire en plus, à chaque offrande que je promettais au début ? J’y viens.
Les premiers fruits, qui sont évoqués par le Deutéronome et que reprend Calvin, ils viennent de cette terre reçue de Dieu, donnée par Dieu. D’une terre qui est donnée en patrimoine pour l’habiter et la posséder. Elle est donné à l’humain comme patrimoine.
Ce mot est passionnant. C’est un des mots les plus présents dans l’Ancien testament : 249 fois. C’est Nahalah.
Quand on regarde le sens qu’il a c’est toujours le patrimoine d’un collectif, d’un peuple, d’une tribu. Dieu est le patrimoine du peuple et le peuple est patrimoine de Dieu.
Le mot n’est pas le même que celui qui évoque l’héritage privé qu’on se passe de parent à enfant : ce mot là n’est présent que 56 fois dans l’ancien testament et une seule fois dans le Deutéronome.
Il apparaît surtout dans les textes les plus récents de la Bible, dans la Genèse, quand tout a commencé à foirer et s’éloigner des rêves égalitaires avec le pouvoir des prêtres et des riches.
Il n’y a qu’une seule loi dans la soixantaine du Deutéronome sur l’héritage familial : pour dire que l’aîné reçoit le double des autres, mais surtout que c’est le vrai aîné. Si l’homme a aimé une autre femme que la mère de l’aîné, le vrai aîné reçoit le double et pas le premier enfant de la femme aimée.
Et pourquoi : « ce fils est le prémisse de sa vigueur ». Toujours l’idée des premiers fruits de quelque chose de plus profonde, de plus collectif que nos petites personnes.
Souvent quand ce patrimoine est évoqué, il est dit qu’il donne naissance à un revenu, comme ces premiers fruits.
Et on le voit avec l’histoire de l’héritage et de l’aîné, il y a bien cette idée que toute richesse – ce que reprend Clavin - est le fruit d’un patrimoine qui est donné et qui reste collectif. Donc de Dieu.
Des biens communs et mon dico d’ hébreux biblique précise : possession normalement inaliénable.
On est loin de la propriété privée des moyens de production et d’un droit de propriété privée protégée par la constitution !

Mais vous me direz, cette dimension subversive de la propriété et de l’offrande s’est perdue. Oui, mais bien plus récemment qu’on ne croit. Et ce qui a été perdu, a nous de le retrouver comme les réformateurs l’ont retrouvé.
Luther écrit :
« Le sens de la cène s’est perdu. Mais autrefois, on usait correctement de ce sacrement et on enseignait aux laïcs à comprendre le véritable sens de cette communion : ils apportent à l’Eglise de la nourriture et des biens terrestres et les distribuaient à ceux qui en avaient besoin comme l’écrit Saint Paul dans I corinthiens XI. C’est de là que vient le mot de « collecte » dans la messe qui désigne qu’on mettait en commun une somme d’argent pour les pauvres (…) il y avait bien moins de messe mais elles produisaient plus de force et de fruit. A cette époque, les chrétiens s’entraidaient mutuellement, se prêtaient assistance, avaient de la compassion les uns pour les autres, chacun partageait les peine et les souffrances de l’autre. Maintenant les pratiques se sont évanouies, il ne reste que de nombreuses messes et la participation fréquente à ce sacrement mais sans la compréhension et la pratique de la communion qu’elle signifie. »
Il écrit cela en 1519, l’année d’avant son excommunication comme la critique d’une église chrétienne qu’il entend bien révolutionner et donc révolutionner avec cette collecte qui signifie mise en commun des biens pour que chacun ait assez, communion qui sonne pour nous comme caisse commune, comme communisme au sens utopique et généreux.
La réforme va relancer cette utopie. Mais bien sûr, c’est plus facile à précher qu’à faire.
Quand les paysans emmenés par Thomas Muntzer vont prendre au mot Luther et pousser la réforme religieuse sur les rives de la révolution politique et sociale contre le princes, Luther prendra le parti des princes et les fera massacrer.
La lutte est rude sur cette question de la propriété. A partir du XVIIe siècle, les nobles vont rogner les droits populaires d’usage des communs, de la nature commune qui offre ses biens, les biens de Dieu, et permet ce communisme évangélique.
En 1669 Colbert limite le droit de glanage, de ramasser toute production végétale offerte par la nature, il le limite à quatre mois de l’année et interdit que les moutons mangent gratuitement l’herbe qu’il veule et qu’on ramasse le bois mort.
De 1795 à 1834 dans la localité de Speenhamland en Angleterre, les notables décident d’assurer aux pauvres de chaque paroisse, qu’ils aient ou non un travail, un minimum vital indexé sur le prix du pain en tenant compte des charges familiales.
Est ainsi affirmé un droit de vivre.
En 1843 Karl Marx écrit une série de textes pour dénoncer des lois de la Diète rhénane qui interdit peu à peu le fait de pouvoir ramasser gratuitement le bois. Marx écrit que trop occupé à défendre les propriétaires, elle omet que « certains objets de propriété ne peuvent, par leur nature, acquérir en aucun cas, le caractère privé (…) et relèvent, à travers leur essence élémentaire et leur existence contingente du droit d’occupation ». « Autrement dit, commente le philosophe Daniel Bensaïd, le droit nouveau prétend abolir le droit imprescriptible des pauvres au bien commun offert par la nature (p. 22) ».
Le philosophe anarchiste Michel Proudhon contemporain de Marx écrit à la même époque : « Comment les biens de la nature peuvent-ils devenir privés ? De quel droit l’homme s’est approprié une richesse qu’il n’a pas créée et que la nature lui donne gratuitement (…) Qui a fait la terre ? Dieu ? En ce cas, propriétaire, retire-toi ! » Et Proudhon de rajouter : « L’eau, l’air et la lumière sont choses communes, non parce qu’inépuisables, mais parce qu’indispensables » De même, la terre.Pour lui, la « souveraineté sociale » s’oppose ainsi à la « propriété individuelle » comme « une prophétie de l’égalité » et comme un « oracle républicain ».
C’est tout cela qui se dit dans l’offrande. Et on pourrait y ajouter encore quelque chose, qui vient de Jacques Ellul. Dans un monde où tout est compté et marchandisé par le biais de l’argent, l’offrande est un geste de don – le contraire de compter - qui blasphème l’argent qu’on compte et qui compte et qui fait que tout s’achète et tout ce vend.
Nous avons un monde en patrimoine. Ce mot qui en hébreu veut toujours dire propriété collective, bien commun. Qui donne naissance à des fruits que nul ne peut s’approprier en privé mais chacun ramasser.
Un mot patrimoine qui existe comme verbe, je ne l’ai pas encore dit. En hébreu, quel est le verbe qui correspond à patrimoine ? Patrimoiner, jouer en bourse, exploiter son frère ou sa sœur. Non, le verbe qui en hébreu correspond à patrimoine c’est partager et distribuer.
Il donc extrêment logique que le passage du Deutéronome se termine par « Tu déposeras les fruits du sol devant le Seigneur ton Dieu et pour tout le bonheur que le seigneur ton dieu t’as donné, à toi et à ta maison, tu seras dans la joie avec le lévite et l’émigré qui sont au milieu de toi ». Aussi logique que la loi qui suive indique tous les 3 ans on donne toute la dîme au lévite, à l’émigré, à l’orphelin et à la veuve.
Oui, ce geste d’offrande, avec cet argent qui restera à la Maison verte pour faire avance la justice et la solidarité dans le concret des cours de français, de l’accompagnement des sans-papiers, des SDF et tous ceux que nous accompagnons,
ce geste que nous ferons tout à l’heure est une confession de foi, un geste que nous pensions secondaire et qui est en fait un cri de révolution et un acte concret de révolution pour le commun dans ce monde dominé par l’argent, les logiques comptables et égoïstes.
Dans cet acte de communisme évangélique hebdomadaire, nous serrerons nos poings sur l’argent, nous l’ouvrirons pour le lâcher et ouvrir notre mains à nos sœurs et frères.
« Tu seras entré dans le pays que t’a donné Dieu comme patrimoine, tu en auras possession et l’habitera ».
Il dit notre façon comme chrétiens d’habiter et de posséder.
Habiter en partageant notre toi, celle de notre Maison Verte et de notre planète,
posséder comme ne possédant pas.


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