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Appel pour une relance du christianisme social, pour des communes théologiques

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Article publié

Nouveau pape des catholiques

Le pape s’est incliné

mercredi 20 mars 2013, par :

J’ai prié. Prié. Et puis le pape s’est incliné. Pour demander, depuis, la prière d’une autre : la foule. Un bon début. C’est volontairement que je me tiens loin de la démonstration historico-critique, que, par bonheur, je maitrise mal, tant j’ai le sentiment qu’il faut dire autre chose : le pape s’est incliné. Cette phrase me lie à l’action, à l’action du pape lorsqu’il se présente pour la toute première fois aux fidèles.

Ce soir-là, comme les quelques précédents soirs – il ne faut rien exagérer ! – j’ai prié. Mais ce soir-là j’ai remercié, aussi, j’ai loué. Loué pour dire à Dieu, et à Dieu seul, ma joie d’avoir un pape qui n’ira pas vers quelques extrêmes hélas bien présents. Un jésuite – j’en viens ! – malgré sa dureté dans les principes et les dogmes de l’église, ne laissera pas faire certaines choses. D’ailleurs il tient sa revanche : devant le panel d’activistes qui a pris racine en France depuis trente ans – je pense ici, à l’Opus Dei, duquel le nouveau pape ne s’est jamais vraiment démarqué, bien que cette mouvance ait tout fait, étonnement, pour faire disparaitre peu à peu l’influence des jésuites – le nouveau pape s’installe. Un pape jésuite.
Il faut croire que nombre de cardinaux présents s’étaient lassés des agitations inutiles de certains de ces intrigants. Et l’on peut dire d’amblée que, paradoxalement, on est allé chercher au sud – plus conservateur – un pape qui puisse redonner du souffle à une église, au final, plus européenne, mais vieillissante et à bout de souffle. En apparence. Cette fois nous sommes allé chercher tout près de nous ce qui pourrait nous donner l’espoir d’un grand renouveau, d’un dépaysement : il ne faut pas s’attendre à une révolution, mais, comme j’ai voulu le dire, à une reconstruction/déconstruction lente et sûre. Minutée. C’est un sentiment, juste une illusion peut-être, mais cela pourrait bien être une formidable question sur la destinée du monde chrétien. S’il en était ainsi, nous serions en effet libérés d’un fardeau bien lourd à porter : être, à tous prix. Le fardeau pourtant, parait-il, est léger, et nous le savons tous. Alors pourquoi cet entêtement à vouloir que le monde, et l’église catholique l’a forcément bien compris, avec ou sans théologie de la libération, tourne autour de valeurs telles que l’incompétence notoire, en tous domaines, la méchanceté comme vertu, l’ignorance – bien différente de la méchanceté – comme prétexte ? La révolution ne peut décidemment pas être permanente si nous ne faisons pas l’effort de partager ce qui est finalement notre histoire commune. Puisque c’est elle, cette Amérique, qui désormais nous berce de rêves et qu’en tout état de cause l’église ne se nourrit, à juste titre, que de cela : au final, nous travaillons tous à l’avènement du Fils de l’Homme ! Depuis quelques années déjà. Un jésuite.
Prions. Sans ambitions personnelles particulières, sans fioritures, sans arrogance. Prions ensemble. Pour que les droits de chacun soient préservés, pour que la paix ne reste pas un mot, mais une conquête dont on pourrait se délecter, se réclamer. Tous. Lançons-nous vers l’impossible, l’improbable, tous les merveilleux de nos destins, de notre destin commun. Ce sont ces merveilleux que les plus vulnérables d’entre nous, les laissé pour compte de nos sociétés infanticides, attendent dans une colère digne mais néanmoins contrariée, par peur parfois, par nécessité le plus souvent. Espérant que, là, la latine Amérique nous réveil de notre torpeur bourgeoise et de nos idéaux atrophiés par la bêtise et l’individualisme parfois provoqué lui-même par la misère.
Le pape s’est incliné. Un jésuite. On avance.


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