Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
Appel pour une relance du christianisme social, pour des communes théologiques

Accueil > Humanité de Dieu et diaconie

Article publié

"Ici on enseigne l’Humanité"

Humanité de Dieu et diaconie

mardi 1er mars 2016, par :

Cette Prédication-conférence a été donnée au Foyer de l’âme le dimanche 14 février 2015.

Elle a été réunie dans une brochure par le Foyer de l’âme avec les conférences de Vincens Hubac sur "La dignité de l’homme", celle de Laurent Gagnebin sur "L’humanité de Dieu et la divinité de l’homme" et celle de Jean Baubérot sur "le débat actuel sur la laïcité et ses fondements".
Elles peuvent se réécouter sur le site du Foyer de l’âme.

Paul Ricoeur écrivait dans Soi-même comme un autre à propos du sens de la justice : « C’est d’abord à l’injustice que nous sommes sensibles : « Injustice : Quelle injustice ! » nous écrions-nous. »1 De même, la diaconie, le désir d’agir pour l’autre, l’humain, ne née-t-il pas d’abord d’une réaction première face à sa déshumanisation ?
« C’est inhumain ! »
Roms expulsés d’un bidonville condamné à en reconstruire un autre ailleurs, réfugiés entassés dans les baraquements de la jungle de Calais, enfant trouvant la mort sur une plage en Turquie, sans-papiers condamnés à la clandestinité ou à l’emprisonnement dans les centres de rétentions... Nous avons le sentiments que des personnes ne sont pas traitées humainement. Traités comme des objets, traités comme aujourd’hui on pense qu’on ne doit même plus traiter des animaux. Privés de choses essentielles pour une vie humaine. En 1902 Charles Wagner, à la première page de son ouvrage « Auprès du Foyer » écrivait à propose de l’importance d’un toit : « A qui manque ce refuge, tout manque. »2
Pour paraphraser Ricoeur, c’est d’abord à l’inhumain que nous sommes sensible : « Inhumain, c’est inhumain ! » nous écrions-nous. Nous réagissons à ce que des personnes sont sortis de l’humanité. Nous réagissons à ce que des humains soient mis à part de l’humanité. La force et la spontanéité de cette réaction est telle que nous pouvons y compris la ressentir pour des personnes pour qui nous n’avons aucune sympathie, voir une forte antipathie : ainsi pour les présumés terroristes irakiens ou afghans emprisonnés à la base américaine de Guantanamo, victimes d’humiliations et de tortures.
Souvent, Jésus entre par le sentiment dans le récit qui va le voir nourrir ou soigner. Pour nous dire qu’il est ému, les évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc vont utiliser l’expression « être pris aux entrailles », aux viscères. C’est au sens propre une réaction viscérale à ce l’autre vit. Dans l’ancien testament, le mot rahamim exprime la même idée et montre Dieu réagir « aux entrailles » pour les humains. Ce mot hébreu a aussi le sens d’utérus et de sein maternel, comme si Dieu avait ce lien viscéral pour la créature à laquelle il – ou elle - a donné vie.
Certains diront que l’humain Jésus réagit ainsi et que cela prouve son humanité. D’autre pourront avancer que c’est la part d’humanité de Dieu qui réagit, ce qu’il y a d’humain – voir de maternel - en lui. D’autre, ou les mêmes, pourront avancer que c’est son amour – d’humain ? se Dieu ? - pour son humanité qui souffre. Dieu et l’humain ont peut-être ce sentiment en commun. Humanité de Dieu, divinité de l’homme ?
En tous les cas, ce qui est mis en cause, c’est un lien profond entre l’humain et son créateur. Si l’humain est fait à l’image et à la ressemblance de Dieu, dans l’atteinte à l’humanité de l’humain, Dieu n’est-il pas lui-même défiguré dans la déshumanisation de son image comme l’avancent les militants de l’ACAT ? Qu’est-ce qui est défiguré, alors ? Est-ce la divinité de Dieu en l’homme ? L’humanité de l’humain en Dieu ?
Jésus refuse rarement de soigner. Il s’agit pourtant de sa première réaction face à la femme syro-phénicienne. A la différence des exemples que nous avons donné précédemment, il n’est fait mention d’aucun sentiment de Jésus à son égard. Il n’est pas ému, ses entrailles ne réagissent pas. Il refuse d’abord de soigner. Si la diaconie, l’action pour l’autre déshumanisé, sorti de l’humanité, commence par un sentiment aux entrailles qui nous fait crier « C’est inhumain », alors enseigner l’humanité dans la diaconie signifie d’abord enseigner à accueillir ce sentiment, accepter de ressentir et d’être touché.

Rétablir dans l’humanité
Le second mouvement de l’action de celle ou celui engagée dans la diaconie est alors de vouloir rétablir la personne dans son humanité, dans ce qui lui manque pour que cesse un traitement inhumain. Des papiers pour les sans-papiers, un toit pour les SDF, à manger pour ceux qui ont faim... Parfois c’est aussi simple – et compliqué - que cela. Souvent, c’est beaucoup plus dur. A ne pas avoir eu de toit ou de travail pendant des années, on a du mal à reprendre le chemin qui mène à l’un ou à l’autre.
On peut remarquer que lorsque Jésus règle le problème concret de la personne – la maladie, souvent – il ne fait pas que cela. La maladie mettait dans la catégorie de l’impureté. En soignant, Jésus réintègre dans la pureté dans certains cas. Dans d’autres cas, il remet en cause fondamentalement cette catégorie pur-impur, par exemple en partageant le repas avec des impurs. Notre action diaconale est de régler des problèmes concret mais aussi de mettre en cause les nouvelles catégories du pur et de l’impur que nos sociétés ne produisent pas moins que celle du temps de Jésus. Les mauvais traitement fait à certains produisent autant qu’ils sont le résultat d’une façon de considérer comme moins humains car appartenant à certains groupes : rom, sans-papiers, SDF, jeunes des banlieues, etc. Notre façon d’enfermer les personnes dans ces groupes, notre difficulté à avoir une relation directe, une conversation, un échange d’humain à humain avec des personnes de ces groupes peut-être le signe que nous sommes piégés par ces nouvelles façon de faire vivre les catégories du pur et de l’impur, de l’humain et de l’inhumain. Charles Wagner, toujours dans « Auprès du Foyer », consacrait de longues pages à une invitation aux familles modestes à aller à la rencontre des familles pauvres. Là se redécouvre l’humanité des sortis de l’humanité. Charles Wagner écrit : « Sous le pauvre, vous trouverez l’homme, un homme exactement semblable à vous, ayant encore plus besoin de tendresse que de pain.3 »
Les courants comme le Christianisme social qui ont engagé les églises dans l’action diaconale et sociale insistaient sur l’espérance du Royaume de Dieu. Ce n’est en effet que dans le Royaume que les humains seront définitivement sortis de cette misère. Que dans le Royaume que les catégories ségrégatives seront abolies. Dans l’irruption finale de Dieu, de l’établissement de son Royaume que tout ce qui blesse l’humain sera aboli. L’humanité de Dieu peut aussi signifier que la pleine royauté de Dieu sera la pleine humanité des humains, alors que peut-être nous serons dans un monde ou le terme d’humanité n’aura plus de sens.
Cette espérance nous donne de l’énergie pour agir aujourd’hui. La brèche de la résurrection et l’irruption du Royaume sont des présences de Dieu si proches et fortes, frôlant notre monde dans l’ aujourd’hui, qu’elles peuvent bousculer les réalités maintenant et insuffler une force extrinsèque sans pareil à nos efforts pour sortir et se sortir de l’inhumanité. Nos actions, sont des signes et paraboles de ce qui se passera demain avec l’arrivée du Royaume. Elles sont poussées par l’insurrection de la résurrection, aspirée par le soulèvement du Royaume.
Apprendre l’humanité dans la diaconie signifie cette fois-ci reconnaître que l’humanité de l’autre est relationnelle autant que matérielle, considération et relation, mettant en cause les catégories du pur et de l’impur, autant que besoin concret et que mon action est possible même si elle est relative, mais d’autant possible qu’elle reçoit le souffle de la force surhumaine de Dieu, si elle sait s’y ouvrir.

Fragilité de l’humanité
Dans ce deuxième mouvement de l’action diaconale, j’en découvre un troisième. Celui de réaliser combien l’humanité est fragile. Le mouvement des Lumières, de la modernité voit l’humain revendiquer sa sortie voir sa domination de la nature, l’affirmation de son émancipation vis-à-vis des institutions, des collectifs et des traditions que traduit l’irruption des concepts de personne, d’individu, de conscience individuelle, etc. De nouvelles normes désignent les canons de l’humanité devenue adulte : l’autonomie, le libre-arbitre, la libre-disposition de soi. Dans l’action diaconale, comme dans l’expérience de la maladie ou de l’âge, je redécouvre combien cette vie dans les nouvelles normes de l’humanité moderne est fragile. Comme l’écrit le philosophe Guillaume Leblanc : « La précarité de la vie dans les normes révèle notre vulnérabilité. Elle souligne notre dépendance à l’égard des autres, la forte probabilité des blessures dans le double horizon de l’amour de soi et de l’amour des autres. A l’horizon de ces blessures, rendue visible par elles, surgit l’épreuve même de la fragilité : l’épreuve de l’inquiétante étrangeté de la vie.4 » Il écrit plus loin : « La fragilité sociale n’est pas ce bain négatif qui attendrait d’être ôté pour laisser apparaître le « vrai » visage d’un individu enfin revenu à lui-même, affirmant d’autant plus son indépendance qu’il a su triompher de formes provisoires de dépendance. La vulnérabilité n’est pas un moment pathologique dans une vie normale. Elle est le milieu même de toute vie, le nœud jamais dénoué qui suspend la vie à la possibilité de son effacement maximal, de sa disparition souterraine.(...) La vulnérabilité n’est pas l’autre de la vie, mais son chiffre secret.5 »
Ce secret, Dieu lui-même nous l’a révélé dans l’histoire de Jésus. Son humanité, humanité d’un Dieu qui se fait humain pour ceux qui partagent cette approche, se révèle dans sa fragilité. Sa colère face aux marchands du temple, ses irritations devant sa mère ou ses disciples. Ses tentations du pouvoir et de la puissance dans le désert. Son hésitation, ses angoisses face à la mort qui l’attend. Sa souffrance vers et sur la croix. Son violent sentiment d’abandon au moment de rendre son dernier souffle. Notre humanité est profondément fragile, profondément signifiant que cette fragilité n’est pas une maladie passagère mais un indissociable de sa vivacité et de sa créativité. Dieu devenu humain nous le révèle dans son humanité, nous rencontre dans cette fragilité, même si c’est un scandale autant pour nous aujourd’hui que pour les grecs hier.
Nous sommes enseignés à devenir plus humains en acceptant cette fragilité, pour nous-mêmes, pour la nature et la planète pour lesquelles on pourrait parler d’une éco-diaconie, mais aussi admettre cette fragilité pour celles et ceux que nous accompagnons à la fois en prenant soin d’eux en leur fragilité mais aussi en étant critique des visions qui voudraient imposer et leur imposer des normes de l’humanité qui prétendraient évacuer cette fragilité. Et qui les maintiendrait hors de l’humanité au nom de leur état fragile.

Toujours humain
Dans notre quatrième et dernier mouvement de réflexion, mouvement conclusif, nous voulons affirmer la conjonction de la fragilité de l’humanité et de la présence toujours pleine de l’humanité en tout individu, y compris en ce que cette affirmation est motrice, en ce qu’elle est l’affirmation d’un « tu peux » qui a à voir avec la grâce.
(La vision triomphante de l’humain, autonome et sans fragilité, va avec une conception étrange de l’égalité. Pour reprendre le mot de Georges Orwell dans « La Ferme des animaux » : « tous les animaux sont égaux mais certains le sont plus que d’autres ». Ainsi, parce qu’ils ne correspondent pas aux normes dominantes de l’humanité, certains groupes sont poussés à ne pas paraître dans l’espace public et/ou à ne pas faire entendre leur voix : personnes en situation de handicap physique ou mental, sdf, milieux populaires en particulier issus de l’immigration, en particulier jeunes ou femmes surtout si elles portent le foulard... Autant de personnes, et encore d’autres, à qui on dit plus ou moins explicitement : ne vous montrez pas, votre allure n’est pas décente, ne parlez pas, votre voix n’est pas une parole mais un bruit, on ne vous comprend pas. Guillaume Leblanc interroge : « Qu’advient-il donc lorsque la voix elle-même est niée ? La négation de la voix pourrait être le signe d’une extrême précarité. Une vie n’y est pas seulement fragilisée dans son ton singulier mais reléguée dans l’oubli, si proche de la mort sociale que le timbre de la voix est désormais absent, solidaire d’une absence qui est plus qu’une indisponibilité : expérience de la mort dans la vie, du défait dans le « à peine fait », de la déshumanisation.6 » L’enjeu est alors de « considérablement élargir le concept de voix pour intégrer, par-delà les voix audibles et les voix fragilisées, les voix de ceux qui sont sans-voix, privés de la capacité de parler ou d’être entendu.7 » Là est l’enjeu de l’émergence – trop rare - des voix discordantes, étranges, dérangeantes, des milieux populaires, des handicapés, des sourds et malentendants, des fous, des sdf, etc.)
A des personnes déshumanisées, il s’agit d’affirmer leur pleine humanité et leur pleine légitimité d’agir comme humains. Comme l’écrit Guillaume Leblanc, « la valorisation inconditionnée des vies autres devient le seul moyen d’honorer l’existence tout aussi inconditionnée du respect8 ». Le fait de considérer comme pleinement humaines des personnes alors qu’elles sont dans une situation de déshumanisation par la société rend possible un effet de levier. « Vous êtes déshumanisés mais vous être pleinement humains ». Ce paradoxe fait levier pour dénoncer l’injustice et garder à la personne sa capacité de dire et de faire pour revenir sur ce qui le déshumanise. Ce paradoxe dit une confiance, un « tu peux », qui ouvre un possible, même si cela peut mettre plus ou moins de temps à être saisi. Nous avons dit que dans l’humanité, la fragilité n’est pas une maladie passagère mais un indissociable de sa vivacité et de sa créativité. En négatif, cela dit toujours le fragile, envers de la vivacité et du créatif. Positivement, cela dit la ressource toujours présente de vivacité et de créativité même dans la fragilité. Il s’agit de prendre acte, de considérer, de soutenir, d’organiser les capacités d’un agir créateur fragilisés par la précarité mais pourtant présent « dans des formes de résistance insoupçonnées aux procédures de disqualifications.9 »
Les formes en sont bien différentes selon que l’on accompagne des personnes à la rue qui organisent leur prise de parole pour se faire entendre dans leurs structures d’urgences, des roms qui aménagent leur bidonville comme une vraie ville, des personnes en situation de handicap mental qui font vivre des groupes d’entraides mutuelle (GEM). Depuis quelques années, se développent par exemple des initiatives de « community organizing » - organiser les groupes, les quartiers, les habitants... - à partir de méthode qu’ont beaucoup soutenu les églises aux États-Unis et en Grande Bretagne. Nous montons un projet de ce type avec la Mission populaire au quartier des Agnettes à Gennevilliers. Il s’agit d’aller vers les personnes concernées – pour nous les habitants d’un quartier populaire - de partir de leurs problèmes concrets, de les réunir par petits groupes puis en assemblée pour se mettre d’accord sur les demandes et les modes d’action et ensuite d’interpeller les institutions en capacité de faire avancer les problèmes. Dans un immeuble où les fenêtres laissent passer le froid, débarquer à quarante locataires dans le bureau du bailleur, emmitouflés de couverture, avec des gants et des bonnets et demander une négociation sur la rénovation des fenêtres. Le premier objectif est un syndicalisme du quotidien qui permet de faire valoir des droits et d’obtenir des améliorations concrètes ; Le deuxième objectif est un travail d’éducation populaire qui permet de sortir de la fatalité, donne confiance aux gens, donne une aptitude renouvelée pour du collectif ; Le dernier objectif est la transformation sociale en ce que cette démarche redonne du pouvoir et de l’humanité à des personnes à qui elle avait été enlevée.
Face à la vision dominante de l’humain fort, nous avons assumé l’humain fragile, comme nous sommes passés d’un Dieu fort à un Dieu fragile en Jésus Christ crucifié. Mais c’est aussi le Dieu qui ressuscite, qui ressuscite comme pleinement humain, Le Dieu qui rend possible alors que tout laissait à penser que c’était impossible. Celui qui redonne un pouvoir d’agir à ceux à qui on a dit qu’ils ne pouvaient rien faire. Comme nous l’a avancé le théologien et sociologue Frédéric de Coninck dans le travail de réflexion sur notre projet à Gennevilliers : « La théologie de la grâce a partie liée avec le pouvoir d’agir. La grâce est ce qui nous permet de … ; c’est le « tu peux » qui remplace le « tu dois ». Elle est la présence qui nous permet de sortir de l’esclavage dans lequel nous sommes emprisonnés. »
Un des « tu dois » qui est mis à mal, c’est le « tu dois te conformer aux normes de l’humanité triomphante pour pouvoir dire et agir » qui est remplacé par un « tu peux dès à présent avec ce que tu es car tu es pleinement humain », un « tu peux déjà » qui remet sur le chemin d’une humanité entièrement rétablie. Je rajouterai que quand Jésus envoie dans le monde les personnes qu’il a soigné, il leur lance « ta foi t’a sauvé » : il indique que – dans la rencontre avec lui - les personnes ont retrouvé une dimension spirituelle propre, un pouvoir spirituel en eux-mêmes qui les a sortis de ce qui les emprisonnait et les a mis en capacité d’agir. Il y a eu un « empowerment » (une augmentation du pouvoir d’agir) spirituel qui en permet d’autre.

Conclusion
En français, le « de » de « Humanité de Dieu » pourrait dire deux choses. Qu’il y a de l’humanité en Dieu. Et peut vouloir dire aussi que les humains appartiennent à Dieu. Parce qu’il a de l’humanité, qu’il n’est pas complètement tout autre mais un peu humain – ou que nous avons quelque chose de lui qu’il nous a donné, comme son image et sa ressemblance - il peut nous comprendre. En Jésus, nous apprenons que ce commun est peut-être la fragilité, et qu’il comprend particulièrement notre fragilité. La répudier de notre humanité, serait ainsi répudier en partie Dieu. Comme déshumaniser l’humain en transformant sa fragilité en effondrement ou en blessure serait défigurer Dieu.
Le fait que nous lui appartenions, dit son amour pour nous, sa grâce permanente à notre égard qui nous libère de ce qui nous empêche d’être pleinement humain. Cela exprime le toujours possible dans nos vies et dans celles des personnes que nous accompagnons par exemple dans la diaconie.
Enseigner l’humanité, l’humanité de Dieu au deux sens évoqués, et l’humanité de l’homme est un chemin qui prend en compte la fragilité et la confiance, le volontarisme et la patience.

1.Paul Ricoeur, Soi-même comme un autre, Seuil, 1990, p. 231
2. Charles Wagner, Auprès du Foyer, Librairie Armand Colin, Paris, 1904, p. 1
3. ibid., p. 219
4. Guillaume Leblanc, Vies ordinaires, vies précaires, Seuil Paris, 2007, p. 55
5. ibid., p. 168
6. Guillaume Leblanc, op. cit., p. 50-51
7. ibid., p. 51
8. ibid., p. 25
9. ibid., p. 33


Un message, un commentaire ?
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Qui êtes-vous ?
  • [Se connecter]

SPIP | | Plan du site | Crédits et contacts