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Appel pour une relance du christianisme social, pour des communes théologiques

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Article publié

Ecologie

Pasteur contre pesticides

mardi 19 avril 2016, par :

Rodoplhe Kowal est pasteur dans une région viticole, le cognaçais (Charente). Le 14 février dernier, avec d’autres habitants de sa ville, il participait à la "marche blanche" de Bordeaux contre l’usage des pesticides dans l’agriculture. Nous lui avons demandé de nous expliquer les raisons de cet engagement

Je voudrais relater mon expérience de pasteur prenant une position anti-pesticides dans une Église locale où le sujet est très sensible, dans une région viticole.
Beaucoup de gens sont contre les pesticides ou cherchent à éviter les produits qui en contiennent. C’est la raison d’être de l’agriculture biologique et de tout le réseau de distribution d’aliments bio. Depuis ma jeunesse, quand j’ai quitté le foyer de mes parents, j’ai toujours consommé des produits bio, autant que possible. Ma sensibilité écologique et éthique m’a même poussé à devenir végétarien puis végane - mais ceci est un autre débat ! -. Jusqu’ici, il n’y a rien d’extraordinaire : des centaines de milliers de personnes en France vivent comme ça.
En revanche, quand le pasteur d’une Église locale en milieu rural, constituée en majorité d’exploitants agricoles, se prononce sur un élément important de leur économie, les points de vue divergents s’affrontent dans ce milieu si particulier qu’est la communauté chrétienne. En principe, la communion vécue par les membres d’une Église locale doit dépasser les opinions, les choix et les goûts des individus. L’usage veut, cependant, que ces sujets de discorde soient évités, mais on n’y arrive pas toujours. Ici, un thème estampillé comme “sociétal” est entré dans la conversation d’une assemblée chrétienne. Cela pose quelques problèmes spécifiques, qui doivent être traités théologiquement et avec l’inspiration que donne la foi et la prière. Ce débat est en cours, là où j’exerce mon ministère.

Convictions politiques et religieuses.

Le premier reproche qui vient aux oreilles du pasteur, c’est qu’il n’est pas bon d’exprimer des convictions politiques personnelles au sein de la communion. En l’occurrence, des opinions écologistes. Cette idée est assez présente dans la pensée de beaucoup de chrétiens aujourd’hui. Elle s’explique facilement par l’histoire politique de notre pays. Cependant, la prise de positions politiques de la part de tout chrétien (membre d’Église ou non, pasteur ou non), peut aussi être justifiée.
Toute personne ayant un minimum de connaissance de l’histoire contemporaine de notre pays connaît la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État. Après plus d’un siècle d’application de cette loi, l’idée générale (et un peu vague) que la religion et la politique sont séparées pour le bien de la République est très bien ancrée dans la tête de la plupart des citoyens. Pour la tranquillité de tous, on n’aborderait pas les questions politiques en Église, ni les questions religieuses en politique.
Dans une perspective plus large, il est évident que la politique et la religion sont toujours intriquées dans l’histoire, cette intrication étant un objet d’étude passionnant, aujourd’hui comme par le passé.
Du point de vue d’une Église locale en France, de nos jours, le problème est le suivant : d’un côté, en raison des grands défis que les Églises historiques doivent affronter dans une population déchristianisée, il ne faut pas diviser le peu de forces en présence à cause d’une opinion trop radicale, mais préserver à tout prix la bonne entente, la respectabilité, la tranquillité des chrétiens, de l’autre, il y a la vision d’une Église qui se positionne sur des grands thèmes de société, qui montre la vitalité de sa tradition dans l’espace public ; elle a quelque chose à dire.
Lorsque j’ai commencé mon ministère de pasteur, j’étais dans un désir de conformité avec l’Église réformée et ses membres, tels que je les percevais majoritairement. N’étant pas protestant d’origine, mais m’étant senti chaleureusement accueilli dans une Église locale où j’habitais, et disposé à prendre volontairement, positivement et avec fierté une identité de protestant. Plus tard, appelé au ministère pastoral, je me suis fondu dans le rôle du pasteur qu’une communauté classique appellerait avec confiance. J’étais plutôt lisse et je portais une parole probablement insipide en chaire. Il n’y avait aucune hypocrisie dans cet engagement, mais plutôt un désir d’adaptation. Mais cela ne définit pas la totalité de mon engagement et de mon protestantisme. J’étais et je suis resté passionné par les Écritures.

L’appel biblique et spirituel à la justice.

Dans la lecture biblique régulière et la prédication, une catégorie théologique m’a particulièrement interpellée : le prophétisme. A force de lire la Bible et de la commenter, c’est le sillon prophétique qui m’a semblé être le plus important de toute l’histoire du judaïsme et du christianisme. Je pense que la Bible ne commence pas avec “Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre” (Gn 1,1). C’est vrai formellement et, sans doute, pour dire que la foi commence dans la Lumière et avec la Parole créatrice de Dieu, mais, fondamentalement, et historiquement, elle commence plutôt avec le cri d’un prophète qui appelle Israël à la justice, et pour ne pas parler de façon abstraite et hypocrite, il faut dire que ce n’est pas un appel à la justice comme vertu morale personnelle, mais véritablement un appel à la justice lancé à tout un peuple : ce que nous appelons aujourd’hui la justice sociale. “Que l’équité coule comme de l’eau, et la justice comme un torrent intarissable ! (Am 5,24), dit le prophète Amos, dans le plus ancien livre de la Bible, au VIIIe siècle avant J-C. Les prophètes Michée et Ésaïe empruntent ce même chemin. Ils dénoncent les injustices sociales qui ont cours en Israël et Juda. L’injustice commence dans la principale activité économique de leur temps : l’agriculture. Dans toute civilisation - le fait est presque banal tant il se répète -, des paysans s’appauvrissent, ils s’endettent à cause d’intempéries ou de mauvaises récoltes. Leurs frères les dépossèdent, s’enrichissent de façon démesurée et vont même jusqu’à en faire leurs esclaves. Notre époque semble encore confirmer ce phénomène auquel aucune civilisation ne semble échapper : après tout essor économique, les inégalités sociales se développent aussi de façon vertigineuse. Le commerce et la finance s’emballent et ne sont plus en rapport avec les problèmes des gens dans leur quotidien et viennent même jusqu’à distraire l’humain de sa vocation spirituelle à vivre dans la reconnaissance, la coopération et la bienveillance avec ses contemporains.
Le prophétisme biblique culmine avec la venue de Jésus. Jésus vient en prophète à la rencontre de ses disciples et des chrétiens qui le suivent jusqu’à aujourd’hui. Les disciples, et les chrétiens qui se reconnaissent comme leurs descendants, sont appelés à participer à l’appel prophétique à la justice. Les pauvres qui sont déclarés heureux dans les Béatitudes (Cf. Lc 5,20-26) doivent s’attendre à être maltraités comme tous les vrais prophètes. Celui qui est persécuté, insulté, maltraité pour la cause juste est une personne dont les opinions sont connues, exposées publiquement, soit par des prises de position publiques ou simplement par son mode de vie ou le lieu où il se trouve. Celui qui occupe cette position est au coeur du prophétisme biblique. C’est là qu’un chrétien doit se trouver, en fonction de l’époque et du lieu dans lequel il vit. C’est là que je veux me trouver pour vivre en disciple. Voilà comment d’un chrétien conformiste et politiquement interdit, je me trouve aujourd’hui à écrire dans la page du christianisme social…
Le christianisme social se trouve historiquement dans les combats sociaux et politiques où il perçoit qu’un système, une idéologie ou un mouvement d’opinion injuste existe dans une société. Le “pesticide” est une de ces injustices, une injustice insidieuse et profondément enracinée dans notre économie.

“Pesticide”, de quoi s’agit-il ?

En disant “pesticide” on reste très imprécis. Il faudrait dire plus précisément de quoi il s’agit, qu’est-ce qui est injuste dans le système agro-industriel consommateur de produits chimiques de synthèses ? Le sujet est technique. Il implique d’être documenté. Cela est relativement facile aujourd’hui, vue la quantité d’articles de qualité, universitaires, scientifiques et grand public dont nous disposons. Depuis les années 1970, l’écologie est devenue un thème bien présent dans les médias. Cependant, durant ces décennies, l’agriculture est nettement devenue industrielle sans que la société prenne vraiment conscience des dangers de cette mutation. Les Français, et tous les Occidentaux avec eux, se sont en quelque sorte endormis à l’époque d’une agriculture traditionnelle, pauvre et économe. Ils se réveillent aujourd’hui dans un monde presque totalement industriel qui leur propose des produits transformés, abondants, chers (la proportion de cette dépense dans le budget des ménages a considérablement augmenté ces dernières années) et peu nourrissants. Pour produire en quantité et à bas coût, l’agriculture est devenue intensive, les surfaces cultivées sont souvent devenues des monocultures. Progressivement, les produits chimiques (herbicides, fongicides et insecticides) sont devenus indispensables pour qu’une culture soit productive et rentable. On fait désormais pousser des plantes à grand renfort d’intrants chimiques là où naturellement elles ne pousseraient même pas. Le système s’est mis progressivement en place. Il s’impose maintenant à tous massivement. C’est une monstruosité qui a vu le jour et qui a grandit sans qu’on s’en aperçoive, et qui fait qu’aujourd’hui des dizaines de milliers de tonnes de poisons sont déversées sur la terre, dans l’air et dans l’eau. Voilà ce qui est injuste : tout habitant de ce pays et de cette terre doit supporter cette contamination lente, progressive et insidieuse. Chacun doit accepter qu’elle se concentre dans nos corps et qu’elle y agisse de façon secrète. Cela nous est infligé sans notre avis. L’agriculture biologique ne peut l’éviter que partiellement, car les produits s’envolent, coulent et se diffusent partout. Ils sont apparemment invisibles, mais pas indécelables. Les molécules se cachent dans ce que nous mangeons, buvons et respirons. Comment savoir d’où vient un problème de digestion, un trouble neurologique, une baisse de forme, un mal de tête, une stérilité, un enfant mal formé, une maladie d’Alzheimer, de Parkinson ou un cancer ? Les résidus de pesticides que nous avalons provoquent ces choses, mais un doute vient aussitôt s’interposer. Les défenseurs des traitements chimiques pensent que les doses que reçoivent les consommateurs sont trop faibles pour être dangereuses, que la filière est bien contrôlée et que les maladies qu’ils provoqueraient existaient aussi avant leur découverte et leur utilisation courante. Cette argumentation est contredite par les études qui montrent que ces produits chimiques sont nuisibles à faible dose et que le mélange de plusieurs d’entre eux produit des effets puissants sur le corps (le fameux effet “cocktail”).

La bonne conscience et la passion technique.

Dans le milieu viticole, il y a, selon moi, deux choses qui empêchent une prise de conscience de leur dangerosité. La première, c’est la bonne conscience et la seconde, la passion technique.
Le problème de la bonne conscience, c’est le fait de ne penser la justesse de notre action que dans un environnement social et géographique étroit. Quand vous visitez le Bordelais, le Cognaçais ou la Champagne, votre première impression est de voir une belle région française, un beau terroir bien entretenu et prospère. Ces régions sont habitées par des familles qui, légitimement, veulent percevoir de bons revenus, offrir un avenir et une éducation de qualité à leurs enfants, comme pour ceux des classes moyennes des villes. Ceux qui s’appliquent à bien pratiquer ce système agro-industriel - les bons élèves -, ont cette bonne conscience. Les gouvernements successifs, le syndicat agricole majoritaire et la politique agricole européenne sont de leur côté et les montrent en exemple, surtout dans le secteur viticole, très compétitif (le commerce extérieur des vins et spiritueux est excédentaire, c’est un succès commercial français et une fierté nationale). A un certain niveau, l’agriculteur peut être invité par un grand groupe chimique, en Allemagne chez Bayer, par exemple. On lui fera visiter des locaux high-tech et aseptisés où travaillent des scientifiques en blouses blanches. Tout en le faisant rêver sur les prochaines innovations technologiques en matière d’agriculture, on lui fera passer de bons moments (un bon resto offert avec les collègues qui font la visite, notamment). Comment ne pas être grisé par cela ? Il y a un tel décalage entre lui et son grand-père qui vivotait sur quelques hectares, avec sa casquette et son mégot.
La bonne conscience n’existe pas au-delà de cet environnement social et économique restreint. Elle n’incorpore pas toute la chaîne agro-industrielle mondialisée, qui comprend aussi l’industrie chimique et les intérêts financiers qui y sont adossés. Si elle le faisait elle ne serait plus une bonne conscience. L’agriculteur aurait alors l’impression d’être un des engrenages d’une machine énorme et monstrueuse, qui écrase et broie partout sur la terre une agriculture paysanne et vivrière. Il n’aurait alors aucune fierté à être un agent de cette monstruosité. S’imaginer un monde de plus en plus pollué par des produits chimiques très puissants, dont la décomposition est parfois même plus dangereuse que la molécule d’origine et participer activement à la contamination de l’environnement, voilà de quoi donner mauvaise conscience. Beaucoup d’agriculteurs souffrent de cela. Cette culpabilité s’exprime dans la colère, le mutisme, les ruptures et les conflits qui naissent quand le débat sur les pesticides est ouvert en milieu agricole.
Quant à la passion pour les pesticides, j’en ai pris conscience récemment. C’est une passion pour la technique. J’ai souvent rencontré des agriculteurs passionnés par leur travail. Il y a bien sûr dans cette passion un amour du végétal, du terroir, des éléments ; véritable émerveillement pour la beauté de la terre. Mais il y a aussi un engouement pour les stratégies de traitement. Récemment, j’ai rencontré un agriculteur, habituellement plutôt taiseux, mais ce jour-là vraiment enthousiaste pour parler de sa lutte contre un insecte nuisible à la vigne. Il y a là comme un jeu : savoir observer l’apparition de l’insecte, trouver le produit de traitement et son procédé de diffusion avec les techniciens agricoles, créer une alerte à l’échelle de tout vignoble. Cela relève de l’exaltation que l’on ressent quand on est enfant ou adolescent et qu’on se passionne pour un jeu ou une enquête. Comment voir du mal là-dedans ?
Pour ces deux problèmes de la bonne conscience et de la passion technique, il existe des solutions simples, mais pas forcément faciles à mettre en oeuvre. Cela ne demande probablement pas moins que l’énergie d’une conversion pour les prendre.
La bonne conscience d’être un agriculteur vertueux dans le système agro-chimique associée à la mauvaise conscience, décrite plus haut, peuvent se transformer en prise de conscience : une vision d’ensemble du problème agricole et environnemental, qui généralise des pratiques individuelles respectueuses et économes à l’ensemble de la terre, en incorporant le paysans frères des pays pauvres. La prise de conscience est un appel spirituel et prophétique. Le Messie est envoyé par Dieu pour permettre aux aveugles de voir à nouveau et aux sourds d’entendre (Lc 4,18-21). La venue du Christ met en lumière les pratiques injustes de l’humanité. L’utilisation industrielle et massive de pesticides est une de ces injustices, au milieu d’une multitude d’autres, qu’aucun individu ne peut appréhender seul, mais toujours en se pensant au sein d’une communauté humaine large et guidée historiquement vers la paix.
Pour ce qui concerne la passion technique, tellement constitutive de l’esprit humain, il est possible d’envisager quelle se porte sur d’autres objets que sur les traitements chimiques. La botanique reste un domaine de la recherche dans lequel des générations de jeunes pourront s’émerveiller à l’infini. De même qu’un jour peut-être on ne tuera plus les animaux sauvages, mais que les chasseurs se convertiront en observateurs de la nature, nous pouvons facilement imaginer que le cultivateur cesse d’asperger des monocultures de pesticides, mais consacre toute son attention à l’assemblage harmonieux des plantes dans une culture tellement diversifiée qu’aucun ravageur ne pourra s’y développer massivement.

Une vision chrétienne de l’agriculture

En conclusion, je voudrais prendre position sur deux visions, l’une qu’il m’est impossible d’accepter, et l’autre que j’aimerais partager, en particulier avec mes amis agriculteurs.
Je ne peux pas partager l’idée que la science va résoudre les problèmes causés par les pesticides sur l’environnement et la santé par une surenchère de progrès et de moyens techniques et financiers. La monstruosité décrite plus haut, le système agro-industriel ne profite pas aux paysans, aux pauvres et à la terre, sauf en quelques endroits et pour quelques cultures (dont la viticulture française), où il rapporte surtout beaucoup d’argent. Il enrichit des très riches et des intermédiaires commerciaux mondialisés, mais globalement, il est un appauvrissement culturel et agricole pour tous les peuples. Il nous entraîne vers un monde toujours plus compliqué et technique, dans lequel - cela a commencé - les mêmes industriels de la pharmacie produisent les médicaments qui soignent les maladies causées par la pollution que leurs pesticides ont provoquées. C’est un enfer, une vision inacceptable et désespérante.
En revanche, l’idée d’aller vers l’usage de moins de produits chimiques de synthèse et même d’aucun pesticide me semble être la bonne tendance. Il y a tant de nouvelles pratiques respectueuses et coopératives avec la nature à découvrir. Ceux qui sont pris actuellement dans le système agro-industriel peuvent simplement reconnaître avec humilité qu’ils ont été entraînés malgré eux dedans à la suite de leurs parents et qu’ils n’avaient pas conscience du mal causé par leurs pratiques. C’est le premier pas dans une bonne direction. Ce changement doit être accueilli avec douceur et compréhension. On ne peut pas changer tout un système de production du jour au lendemain, mais se mettre en marche est déjà une très bonne chose. Je pense sincèrement que les communautés chrétiennes sont les lieux dans lesquels cela peut être vécu, en présence de Celui qui les rassemble, les unit et les fait avancer vers un règne de paix.

La photo est extraite du site http://infomedocpesticides.fr/

  • #1 Le 26 avril 2016 à 20:37, par Robert OLIVIER

    Tes propos me rappellent les débats difficiles lorsque dans les réunions du Mouvement d’Action Rurale - MAR (protestant) il y 18 ans à Montbéliard, la question du Bio était abordée !

    Bravo d’avoir osé aborder la question du non-débat des questions sociétales de ce type dans nos communautés. Il est vrai que nous sommes très engagés dans la "réparation" du monde plutôt que dans sa "transformation". Ce dernier positionnement était celui du Centre Protestant de l’Ouest (CPO) de Celles sur Belle dans les années 70, justement en milieu rural et qui ne fut pas jugé prioritaire par les autorités ecclésiales d’alors...


  • #2 Le 27 avril 2016 à 10:12, par MARION Bernard

    Merci à M KOWAL pour sa prise de position sur un sujet politique ou public qui concerne une partie de ses paroissiens.
    Comme lui je crois que le chrétien de par sa foi et surtout en s’appuyant sur les Ecritures peut et doit intervenir dans des questionnements sociétaux donc publics. Le Christ ne l’a t-il pas fait ?
    Nos positionnements doivent être toujours guidés par les Ecritures et nos actions portées par la prière.
    Merci pour tous ces commentaires et études que je partage entièrement bien que n’étant pas agriculteur.


  • #3 Le 29 avril 2016 à 19:57, par Kevin Buton-Maquet

    Merci pour ce remarquable article. J’ai ete tres touche par vos paroles initiales sur le prophetisme. Je crois en effet qu’il est tres important d’assumer une parole engagee (et donc "politique", diront certains), ce d’autant plus qu’il est facile de se laisser aller a une grace au rabais qui est ce que generalement on prefere entendre. Et il y aussi cette notion de contexte qui me semble importante : c’est une chose de s’exprimer contre les pesticides a Paris ou a Lyon. C’en est une autre de le faire dans une region viticole. Je viens de la region Champagne, ou il y a tellement de pesticides que manger le raisin sur plant a detrone le sniffage de colle comme source de loisirs pour la jeunesse !.. ;) J’imagine ce qu’il se passerait si je tentais un sermon sur le sujet aupres de l’aristocratie agricole locale. Tres courageux de votre part, et tres inspirant.



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