Le discours macroniste se prétend équilibré, en dénonçant les « extrêmes ». Cela lui permet de se poser en modéré et raisonnable. Et en particulier de faire des « insoumis » les nouveaux diables de la scène politique.
Parlons justement de soumission. Qui demande de la soumission ? Qui fonctionne comme un chef indiscuté ?
...Se réclamant du christianisme social
Derniers articles
Tribune
Noir bonnet et bonnet noir
par dans Foi, laïcité, PolitiqueTribune
Une parole d’espérance responsable
par Jean-Pierre RIVE
par dans Politique, Prendre soinDans ces temps ou l humanité est au bord de l abîme, il est profondément triste que le mandat politique soit de plus en plus dénaturé et détourné au profit des ambitions et des conforts d’individus oublieux du désir de servir qui doit l’animer, et que de plus ce mandat trahisse sa vocation d’assurer la dignité de ceux qui lui ont fait confiance.
Une dignité qui doit se fonder sur une toujours plus grande justice sociale, la toujours plus grande générosité dans l’accueil de tous, la toujours plus grande bienveillance envers ceux qui sont en souffrance, la toujours plus grande simplicité dans l’usage des ressources qui s’offrent a nous.
Face à l’extrême droite une Eglise accablée, déterminée et engagée
Le Christianisme Social se réjouit de cette prise de position de l’EPUdF
par dans PolitiqueLes résultats français des élections au Parlement européen nous accablent. Depuis dimanche soir, nous sommes sous le choc d’un parti politique d’extrême droite, porté en première place par notre pays.
L’Église protestante unie de France ne peut pas se taire. Vivre sa foi dans le monde engage notre responsabilité à travailler ensemble et individuellement pour le bien commun. Se tenir à l’écoute de l’Évangile a nécessairement des conséquences politiques qui s’opposent au programme du Rassemblement national
La question posée aux Églises
exhortation d’Olivier Brès, pour le Christianisme Social
par dans PolitiqueLe président de la République joue au poker plutôt que de faire de la politique. Il a participé à la perte de crédibilité de la classe politique en multipliant pendant la campagne les interventions intempestives. Il joue maintenant notre avenir à la roulette (russe ?)...
S’opposer sans se massacrer : un enjeu pour l’éducation
par dans Femmes, hommes, Culture éducation, PolitiqueCette communication porte sur la démocratie et le conflit. D’abord du conflit dans la démocratie (s’opposer) puis de la violence extrême (se massacrer). En matière d’éducation, le conflit porte-t-il en lui le massacre comme la nuée porte l’orage ? Et faut-il en conclure : pas de discorde, mais la concorde ; pas de dissensus, mais le consensus ? Je voudrais montrer que c’est en faisant place au conflit, en en reconnaissant la légitimité et la nécessité, qu’on peut peut-être éviter le massacre.
Impacts et impasses de la nouvelle loi immigration
Analyse critique des projets de réforme de l’aide médicale de l’État
par dans Vivre ensemble, Politique, Prendre soinLors du débat sur la loi immigration votée en décembre 2023, la question de l’Aide médicale de l’État pour les étrangers en situation irrégulière a été régulièrement soulevée. Pourtant, Jean-Marie André, économiste à l’École des hautes études en santé publique démontre qu’elle représente un montant modeste par rapport à la dépense de santé couverte par la Sécurité sociale, surtout au regard des multiples risques que sa suppression feraient courir. Des pistes d’amélioration sont toutefois envisageables.
Penser le bien commun - journée du 21 octobre 2023
Ouvrir la perspective d’un sabbat ?
par dans Foi, laïcitéLecture : Exode 20, 8-11
8 Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier.
9 Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
10 Mais le septième jour est le sabbat de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui réside chez toi.
11 Car en six jours l’Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié.
Pourquoi parler du sabbat puisque ce n’est plus une pratique dans la quasi-totalité des églises chrétiennes ?
Penser le bien commun - journée du 21 octobre 2023
L’AVENIR ET LA MEMOIRE DES COMMUNS
par dans Foi, laïcité, Vivre ensemble, EnvironnementAu terme de cette session sur les « Communs », nous avons droit à un « Envoi ». L’Envoi, est un mot liturgique. Une exhortation qui signifie : après l’écoute de la Parole, l’assemblée peut partir pour la mise en pratique de ce qui a été entendu. Mais un « envoi » se réduit-il toujours à un catalogue des recommandations ?
Au croisement de réflexions, souvent denses et parfois difficiles que nous avons partagées, il n’est pas rare que nous nous posions la question, quel est l’intérêt ou la pertinence du Christianisme social en tout cela ? Dès lors l’envoi peut aider à méditer le chemin qui reste à faire, les exigences de la destination également. C’est autre chose que les exhortations déclamées, épargnées de toute interrogation.
Penser le bien commun - journée du 21 octobre 2023
La vie en commun
par dans Environnement« Penser le bien commun », tel est titre de notre journée. La thèse que je voudrais développer ici est que nous ne pouvons penser correctement la notion de « bien commun », au sein de nos sociétés humaines, si nous ne prenons pas en considération notre relation avec le monde vivant en général, avec les non-humains composant ce monde.
Penser le bien commun - journée du 21 octobre 2023
La pratique des communs. Approche anthropologique
par dans EnvironnementOn connaît l’exemple de la fresque de l’allégorie du bien commun, par Ambroglio Lorenzetti, magnifiant, sur les murs du Palazzo pubblico de Sienne, le régime communal qui fut en vigueur entre 1287 et 1355.
Le Bien Commun trône au milieu de figures allégoriques, honoré par le Conseil des 24 citoyens gouvernant Sienne. Le plus intéressant, c’est la corde qui va de la main de la Justice à celle de la Concorde, puis d’un membre à l’autre du Conseil pour finir dans la main du Bien commun, et ce sont les citoyens de Sienne, membres de son Conseil… La corde peut ligoter, paralyser (comme elle le fait de la Paix, belle femme en blanc, quand règne le mauvais gouvernement), mais elle peut aussi solidariser, et ainsi tendre au bien de tous : au bien commun.
