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Appel pour une relance du christianisme social, pour des communes théologiques

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Protestant aggravé, pasteur méthodiste, puritanisme…et autres joyeusetés pré-électorales !

jeudi 19 mai 2011, par :

L’affaire DSK fait fleurir les expressions sur les protestants. Les protestants sont coincés ET obsédés ! Moraux ET moralisants, exemplaires ET trop sérieux.

Il y a une sorte de facilité des faiseurs de l’opinion publique à invoquer comme ça le protestantisme. Une facilité qui vient d’idées préconçues et certainement d’abord d’une méconnaissance du protestantisme réel, des protestants réels. Qu’ils s’agissent de pasteurs ou de non-pasteurs, je n’ai pas l’impression d’avoir rencontré dans les Eglises des personnes spécialement originales dans leurs comportements.

Mais je regrette cette absence d’originalité, de personnalité. Peut-être est-ce d’ailleurs cela notre caractéristique protestante ? De ne pas nous contenter de ce que nous sommes. De ne pas oublier que nous restons responsables de ce que nous sommes. De ne pas croire que nous pouvons effacer nos insuffisances et nos faiblesses. Peut-être est-cela qui nous rend finalement « différents » sans l’être réellement dans nos comportements ? Une sorte d’insatisfaction de nous-mêmes. Mais qui ne nous écraserait pas car il y a la grâce. Une incapacité reconnue et acceptée à ne pas maitriser le sens de nos existences. Mais qui ne nous troublerait pas car elles recèlent peut-être une vocation. Finalement, nous ne nous croyons pas les meilleurs, et ça ne nous gêne pas. Voilà de quoi gêner bien de nos contemporains !

Alors au Christianisme social, nous allons avoir du mal à savoir pour qui voter à la prochaine Présidentielle. Devant celles et ceux qui vont se présenter comme « les meilleurs », notre premier réflexe, ce sera de sourire et de ne pas y croire. Car nous savons bien qu’aucun-e des candidat-e-s n’osera dire qu’il ne sait pas, qu’il a des doutes sur ses projets et sur ses capacités. Nous savons bien que chacun essaiera de donner à voir le côté le plus attractif de lui-même, alors que nous voudrions qu’il avoue ses questions et ses incertitudes. Il ne nous restera alors qu’à faire rationnellement notre choix : d’abord sur les programmes, plutôt que sur les personnes. Tout en reconnaissant que nous-mêmes nous serons entrainés par les images et les montages à faire place à l’irrationnel et à l’émotion. Et quand l’élu-e sera élu-e, nous ne nous illusionnerons pas. Mais nous continuerons à chercher ce que vivre justement peut être.

Olivier Brès


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